Startup Weekend de Trois-Rivières: la relève entrepreneuriale réunie

Au terme de 54 heures de travail, les... (Andréanne Lemire)

Agrandir

Au terme de 54 heures de travail, les membres de l'équipe Wigwam sont repartis avec les grands honneurs. Ils ont réussi à créer une application pour les entreprises qui souhaitent sous-contracter une partie de leurs activités en faisant appel à des équipes de travail déjà formées. De gauche à droite, à l'avant: Alexis Huard et Marie-Philippe Durand. Derrière, dans le même ordre, Vanessa Vachereau, Félix-Antoine Huard et Ian Bussières.

Andréanne Lemire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Peu d'heures de sommeil, beaucoup de café, des cerveaux en ébullition: la 2e édition du Startup Weekend a encore une fois réussi à réunir la relève entrepreneuriale de Trois-Rivières. Pendant 54 heures, neuf équipes se sont barricadées dans les locaux de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) afin de créer de toutes pièces un projet innovant qui deviendra fonctionnel au terme de ce marathon entrepreneurial.

Le défi est réel. Dès vendredi, les participants ont proposé près d'une trentaine d'idées d'affaires et ils se sont regroupés autour des neuf meilleurs projets. Chaque équipe a passé la fin de semaine à développer son prototype et à bâtir l'entreprise afin de convaincre les cinq membres du jury de la qualité de leur projet.

«Le but d'un Startup Weekend, c'est d'encourager l'entrepreneuriat. Souvent, la clientèle, ce sont des gens de l'université, mais ça s'adresse aussi à n'importe qui souhaitant se lancer en affaires et qui veut savoir comment ça marche», précise Andrew D'Amour, membre du comité organisateur de l'activité. Ce dernier a été un peu dépassé par l'engouement envers cette 2e édition du Startup Weekend

«Cette année, on a neuf équipes et donc une centaine de participants. On a même dû bloquer les inscriptions». L'an passé, 65 personnes avaient pris part à la première édition. Andrew D'Amour ne s'explique pas pourquoi le projet a pris une telle ampleur à Trois-Rivières, mais il s'en réjouit. «Je crois que ceux qui ont participé l'an dernier ont été de très bons ambassadeurs. On a réussi à créer une communauté entrepreneuriale dans la région».

Entre la première édition et celle-ci, les choses ont passablement bougé à Trois-Rivières concernant la relève entrepreneuriale, particulièrement à l'UQTR. «Le club entrepreneurial des étudiants de l'UQTR était un peu en dormance depuis quelque temps», explique Andrew D'Amour. «Depuis le premier évènement, il y a des gens qui l'ont repris en main et qui encouragent les étudiants à se lancer en affaires», se réjouit-il.

Une course contre la montre

Que peut-on réussir à faire en 54 heures? «Honnêtement, plus de choses qu'on pense», avoue Vanessa Vachereau, étudiante au baccalauréat en administration à l'UQTR. «On a réussi à présenter quelque chose qui pourrait être viable lundi matin». Andrew D'Amour abonde dans le même sens. «On ne s'attend pas à ce qu'ils puissent attaquer le marché mondial le lendemain, mais l'idée c'est d'avoir un prototype fonctionnel, que ça devienne très concret».

C'est le cas de l'équipe du projet Wigwam qui a été sacrée grande gagnante de cette deuxième édition. Les cinq membres se connaissaient à peine le vendredi puis, au terme de 54 heures de dur labeur, ils en arrivent à un produit fini: une application pour les entreprises qui souhaitent sous-contracter une partie de leurs activités en faisant appel à des équipes de travail déjà formées.

Les statistiques globales avancent que 12 % des projets continuent après la tenue d'un Startup Weekend. Andrew D'Amour cite à titre d'exemple une des équipes présentes à l'édition précédente qui est encore en affaire dans la région: le service d'accompagnement Téléchanger, une entreprise dont la mission est de faire économiser les clients sur leurs forfaits de télécommunication. «Ils n'ont pas gagné, mais il croyait en leur idée et ils ont réussi à créer des emplois dans la région». 

Les équipes du Startup Weekend sont encouragées, questionnées, critiquées par des coachs d'expérience qui ont à coeur la relève entrepreneuriale. «En 54 heures, tu n'as pas le temps de mettre des gants blancs. Les commentaires sont directs, c'est efficace», reconnaît Félix-Antoine Huard, originaire de Shawinigan qui possède un MBA en gestion des entreprises de l'Université Laval.

«Les coachs n'ont pas été difficiles à convaincre pour revenir cette année», remarque Andrew D'Amour. «Ils veulent donner des outils pour que les gens n'aient pas à aller à Montréal ou à Québec pour lancer leur entreprise, mais qu'ils aient les ressources pour la lancer à Trois-Rivières».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer