La semaine de relâche: une période importante de l'année

La glissade sur chambre à air est populaire... (François Gervais)

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La glissade sur chambre à air est populaire à la station Val-Mauricie.

François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Plusieurs centres de glisse et de patinage de la Mauricie espèrent que la prochaine semaine de relâche sera bonne afin de pallier quelque peu une saison difficile.

La semaine de relâche est aux centres de glisse et de patinage ce que le Vendredi fou est au commerce de détail: une période d'achalandage incontournable. Étant donné que l'hiver a tardé à se manifester, pratiquement tout le monde a dû faire une croix sur de nombreuses entrées durant les vacances des Fêtes. Voilà pourquoi on fonde beaucoup d'espoir sur ce répit scolaire qui amène chaque année son lot de familles.

«C'est une saison en dents de scie que nous avons, une saison à oublier. On a manqué toute la période des Fêtes. On réussit à s'en tirer pas trop pire. Mais la semaine de relâche représente 33 % des revenus de la saison. On espère en avoir une bonne. Ça ne sauvera pas notre année, mais ça va nous aider», commente Marie-Louise Tardif, directrice du parc de l'île Melville de Shawinigan qui regroupe la station de plein air Val-Mauricie.

Les sentiers de glace de la ferme Éthier ont été fermés, vendredi, afin de permettre à l'équipe de les mettre top niveau en vue de la semaine de relâche. Ils seront ouverts dès samedi et Gaétane Beaumier croit que la météo sera finalement du bon bord.

«Avec l'hiver qu'on a eu, c'est de l'ouvrage pour l'entretien des sentiers. La pluie, le verglas, on goûte à toutes les sauces! La saison est moyenne au niveau de l'achalandage. La semaine de relâche est une façon de se réchapper: chez nous, la relâche représente au moins 30 % en termes de chiffre d'affaires. Ça compte», mentionne la copropriétaire de l'établissement de Saint-Étienne-des-Grès, qui espère que la semaine de relâche de 2016 soit à l'image de la très achalandée relâche de 2015.

Stéphane Lamothe est également déçu de la saison d'hiver 2015-2016 à l'île Saint-Quentin. Le directeur général des lieux la compare à des montagnes russes, une image qui vaut autant pour l'achalandage que pour le yoyo météo.

«On a eu quelques bons samedis aux flambeaux, mais durant la semaine, ça a été désastreux, car on a eu souvent du redoux en milieu de semaine. Ça nous prend deux jours de travail pour remonter les sentiers afin de les rendre convenables et sécuritaires. C'est une saison à oublier au niveau des visites. Là, ça nous prend la relâche. Les deux semaines de vacances et du temps des Fêtes, c'est 85 % des revenus en hiver. Si on a une grosse semaine, ça ne suffira pas à combler le manque à gagner de l'hiver, mais si on peut offrir une place où les familles peuvent s'amuser, ça va faire oublier ce qu'on a eu», dit M. Lamothe, qui serait heureux d'ouvrir ses portes quatre jours sur les huit prochains.

Le Domaine de la forêt perdue s'attend à... (François Gervais) - image 2.0

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Le Domaine de la forêt perdue s'attend à recevoir plusieurs patineurs durant la semaine de relâche.

François Gervais

Le Domaine de la forêt perdue va chercher 25 % de son achalandage durant la semaine de relâche. La direction s'attend à atteindre ce même niveau durant une saison qui est loin d'être mauvaise.

«On est super content de notre saison. Ça va bien. On a perdu quelques journées à cause de la pluie, on a perdu la période des Fêtes. Mais on a plus de monde les fins de semaine. On est allé chercher une nouvelle clientèle, les 20-30 ans. Et nos conditions de sentiers sont très belles. Selon la météo, on devrait avoir une semaine de relâche pas trop froide et la neige n'est vraiment pas un problème», déclare la directrice administrative, Thérèse Deslauriers.

La station Vallée du parc ne crie pas au désespoir. Annie Brousseau reconnaît que la température variable a nui à l'achalandage durant les soirées, en semaine. Mais les skieurs et glisseurs sont nombreux à dévaler les pentes durant la fin de semaine.

«Ce n'est pas la meilleure saison, mais ce n'est pas catastrophique. On a toujours plus de clientèle après qu'avant Noël. De plus, on a reçu de la neige hier (jeudi) et peu de pluie. Ce n'est pas parce qu'il pleut à Trois-Rivières que nos conditions sont nécessairement mauvaises. Nos conditions sont super belles, on annonce un peu de neige pour la semaine de relâche qui est une des grosses semaines de l'année. C'est autour de 15 à 20 % du chiffre d'affaires.»

La saison est aussi inégale du côté de Ski La Tuque. Toutefois, les précipitations de cette semaine ont été uniquement en neige, soit 15 centimètres, ce qui rend les conditions idéales à la veille de la semaine de relâche. «On a perdu les deux semaines de la période des Fêtes. S'il fait beau à la relâche, on aura beaucoup de monde. Mais qu'il fasse beau ou pas, ça ne change pas grand-chose: 90 % des clients sont des abonnés», précise Guy St-Arnaud, le directeur général du centre de ski.

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