Garderies: Québec impose son nouveau mode de financement du réseau

Le gouvernement Couillard débourse 60 millions $ in... (Photo David Boily, archives La Presse)

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Le gouvernement Couillard débourse 60 millions $ in extremis pour atténuer le choc de la révision du mode de financement des services de garde.

Photo David Boily, archives La Presse

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

Le gouvernement Couillard a réussi à acheter la paix pendant au moins un an avec le réseau des garderies, en déboursant la somme de 60 millions $ in extremis pour atténuer le choc de la révision du mode de financement des services de garde.

Mais pour l'essentiel Québec maintient la ligne dure, en imposant des coupes récurrentes de l'ordre de 120 millions $ au réseau des services de garde, qui devront composer avec une nouvelle méthode de calcul de leur subvention.

La nouvelle structure de financement, qui aura un impact sur la gestion des services, a été rendue publique mardi par le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, en présence des principaux dirigeants des regroupements de garderies, certains venus à contrecoeur entériner les changements imposés par Québec.

La somme de 60 millions $, à partager entre les Centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées, servira à dorer la pilule, mais en 2016 uniquement.

D'ici 2017, les responsables des garderies devront donc avoir appris à fonctionner avec les nouvelles règles du jeu et la nouvelle façon de calculer leur subvention. Selon les caractéristiques de chaque garderie (présence d'enfants de 4 ans, de clientèles particulières ou d'enfants handicapés), certaines seront plus pénalisées que d'autres.

Chose certaine, au total, la tarte budgétaire à se répartir entre elles aura été amputée de 120 millions $.

Par exemple, pour un CPE d'une soixantaine de places, la subvention passera de 724 270 $ cette année à 691 476 $ l'an prochain, une perte de 4,5 pour cent.

L'État va continuer à verser au réseau dans son ensemble quelque 2,4 milliards $ chaque année.

«Il fallait soutenir cette transformation-là, il fallait soutenir cette nouvelle formule de financement-là, parce qu'elle était la formule qui était pour amener stabilité et pérennité», a fait valoir le ministre Proulx, en point de presse.

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