Un joueur de hockey menotté en plein match

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Un match de séries éliminatoires de la Ligue junior AA Estrie-Mauricie a complètement dégénéré dimanche soir à l'aréna Pierre-Provencher de Nicolet, à un tel point qu'un joueur du Hockey Experts de Sherbrooke a terminé sa rencontre menotté sur la patinoire par deux agents de la Sûreté du Québec.

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(Trois-Rivières) Un match de séries éliminatoires de la Ligue junior AA Estrie-Mauricie a complètement dégénéré dimanche soir à l'aréna Pierre-Provencher de Nicolet, à un tel point qu'un joueur du Hockey Experts de Sherbrooke a terminé sa rencontre menotté sur la patinoire par deux agents de la Sûreté du Québec.

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Si la plupart des gens interrogés ont appris avec stupéfaction que des policiers avaient menotté un joueur sur la patinoire - une première selon plusieurs d'entre eux - ils ne tombaient pas en bas de leur chaise pour autant en prenant connaissance d'un tel débordement.

Alors qu'il restait environ quatre minutes à jouer en troisième période, dans un match à sens unique dominé par l'équipe Pétroles Courchesne de Nicolet, Olivier Marcotte a commencé à insulter les officiels en charge de la rencontre.

L'arbitre en chef lui a décerné une pénalité de mauvaise conduite, ce qui mettait un terme à son match et, incidemment, à sa carrière de joueur junior.

Au moment de se faire escorter vers la sortie par un des juges de lignes, le joueur sherbrookois se faisant évincer aurait craché au visage de ce dernier. Malgré son expulsion du match, il est retourné sur la patinoire. Suivant l'intervention du juge de lignes qui a tenté de l'empêcher de revenir au jeu, Olivier Marcotte aurait contesté cette décision en assénant trois coups de poing au visage de l'arbitre. Au cours de l'escarmouche, le juge de lignes a même perdu son casque protecteur.

Au bout du compte, le juge de lignes est finalement parvenu à maîtriser son assaillant, laissant alors deux agents de la SQ prendre la situation en charge. Ils ont tôt fait de passer les menottes au porte-couleurs du Hockey Experts.

Même s'il restait du temps au cadran, les arbitres ont décidé de mettre un terme à la rencontre, confirmant la victoire sans appel de 9-3 qui permettait à Nicolet d'éliminer Sherbrooke des séries.

Du côté de la Ligue de hockey junior AA Estrie-Mauricie, on a préféré ne pas commenter le dossier pour l'instant.

«On va d'abord prendre le temps de rencontrer les gens impliqués et prendre connaissance du rapport de l'arbitre», a souligné le président du circuit, Serge Campeau.

Selon quelques intervenants sondés par Le Nouvelliste, il n'est pas rare que de tels écarts de conduite surviennent dans de telles situations.

Parfois, les vétérans de dernière année qui en sont à leur dernier match de hockey mineur ont tendance à s'adonner à ce genre de vaudeville puisqu'une suspension n'aura pratiquement aucun effet sur eux. Ces incidents seraient cependant à la baisse depuis quelques années.

Si la plupart des gens interrogés ont appris avec stupéfaction que des policiers avaient menotté un joueur sur la patinoire - une première selon plusieurs d'entre eux - ils ne tombaient pas en bas de leur chaise pour autant en prenant connaissance d'un tel débordement. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les forces policières sont déployées dans un aréna de hockey mineur au fil des ans.

D'ailleurs, les policiers se trouvaient déjà à l'aréna Pierre-Provencher, par mesure préventive, lorsque la situation a dégénéré.

À la Sûreté du Québec, on confirme bel et bien que des agents sont intervenus pendant un match de hockey, tard dimanche soir. «Nous avons reçu un appel vers 23 h 29. Nos agents sont intervenus en constatant le brouhaha sur la patinoire. Ils ont menotté le jeune, les gens ont été identifiés et un dossier a été ouvert», indique Annie Thibodeau.

Contacté par La Tribune en fin de journée lundi, Olivier Marcotte a refusé catégoriquement de commenter les événements, prétextant que les différents médias ne relataient pas tous les mêmes histoires et déformaient les faits.

«Personne n'a la bonne version et je trouve ça très déshonorable, alors pour moi c'est terminé, je ne donne pas suite à cette histoire», a-t-il malgré tout dit à La Tribune. Même situation pour le gérant de l'équipe, Pierre Roy, qui hésitait à livrer le fond de sa pensée.

«Je ne peux pas défendre ce qu'Olivier a fait, il n'avait aucune raison de cracher au visage de l'arbitre. Ce que je dis, par contre, c'est que ce sont les arbitres qui doivent assurer le contrôle du match et non provoquer les joueurs, et c'est ce qui s'est passé.»

Aucune plainte officielle n'a toutefois encore été enregistrée, mais la victime de l'assaut n'écarte pas la possibilité d'entreprendre des démarches judiciaires.

Avec la collaboration de La Tribune

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