Maisons neuves: les retraités, un marché en ébullition

Le marché des jeunes retraités - et par... (Sylvain Mayer)

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Le marché des jeunes retraités - et par le fait même du condominium - est l'un des plus intéressants pour les promoteurs immobiliers de la région.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Avec un âge médian de 44,7 ans pour les Trifluviens et de 52,5 ans pour les Shawiniganais, la Mauricie est l'une des régions les plus âgées au Québec avec la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ainsi que le Bas-Saint-Laurent. Il n'est donc pas étonnant que le marché des nouveaux retraités en soit un de choix pour les constructeurs de maisons neuves.

Autre phénomène, la majorité des gens qui déménagent en Mauricie sont âgés de plus de 50 ans selon l'Institut de la statistique du Québec. Le solde migratoire de la région est le plus important chez les 60 à 64 ans, l'âge habituel de la retraite.

«Il y a beaucoup de gens qui reviennent dans la région à la retraite. Ils sont allés travailler à Montréal ou à Québec et se sont achetés une maison ou un condo qui a pris énormément de valeur. Ils se disent qu'ils vont aller s'acheter une maison à Trois-Rivières, la payer deux fois moins cher et revenir dans leur coin», explique le directeur général de l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec, section Mauricie - Centre-du-Québec, Maxime Rodrigue.

Aux quatre coins de la région, des développements, tel que le District 55 ou Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent, poussent en pensant avant tout aux 55 ans et plus. Par exemple, au Faubourg Les Rivières, tout a été pensé afin de permettre aux nouveaux acheteurs d'être confortables.

«Ils sont rendus à un âge où ils aiment moins bouger, voyager, voire tenir en ordre un simple gazon. La propriété terrestre, comme la pelouse, c'est en train de disparaître à grande échelle. Quand il fait beau, les gens préfèrent sortir que de s'occuper de la maison», mentionne Louis Labrie, représentant des ventes, qui dit ne pas avoir vu une seule famille visiter l'un de ses condominiums.

Encore faut-il que la majorité des services soient à proximité. Annoncé en 2012, le complexe bâti en quatre étapes devrait être complété sous peu. Un investissement de 22 M$ pour 144 unités, situés à proximité de l'université. Dans le marché immobilier de 2016, l'emplacement est le nerf de la guerre.

«Il y a une piscine, des stationnements intérieurs et un ascenseur. En plus, nous sommes à proximité du centre d'achat Les Rivières ainsi que d'un parc. Il y a tous les services.»

L'hiver n'a pas été des plus tendres envers les promoteurs, puisque les acheteurs avaient le portefeuille gelé. Mais il semblerait que les choses se réchauffent puisqu'il y avait foule ce week-end lors de la grande tournée des maisons neuves.

«Les années d'élections, ce n'est jamais très bon. Il n'y a rien de mauvais, mais le monde a peur. Il y a tout le temps des nouvelles qui sortent qui font peur. Mais le District 55, c'est de la bonne nouvelle. À l'inverse, le parc industriel de Bécancour, où on a retardé la construction de deux usines sur trois, on le ressent beaucoup», explique Sébastien Paris, des Habitations Paris.

C'est d'ailleurs cette entreprise qui construira une partie des habitations au nouveau District 55, prévu pour le printemps 2017. Son modèle est d'ailleurs adapté au style de vie des retraités.

«Ils ne veulent pas l'entretien du terrain, ils veulent la qualité de vie, explique-t-il. J'ai un produit qui vise pratiquement juste les baby-boomers, un plain-pied sans sous-sol qui répond à leurs besoins. C'est vendu comme une maison de style condo, mais pour clientèle retraitée.»

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