La neige se mêle des Défis du Parc

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Les fondeurs ont dû composer avec de la neige lourde dans les sentiers du Parc national de la Mauricie.

Olivier Croteau

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(Shawinigan) Alors qu'elle n'avait pas été au rendez-vous de l'hiver, la neige qui est tombée sur la région samedi s'est avérée une mauvaise surprise pour les organisateurs des septièmes Défis du Parc édition nordique. Si certains ont déclaré forfait, les autres ont dû offrir un effort supplémentaire afin de compléter leur épreuve.

Pour les fondeurs, qui devaient négocier un parcours de 15 ou 45 km à travers le parc, la météo a eu pour effet de grandement ralentir leurs efforts et de rendre les sentiers collants, en plus de compliquer le fartage des skis. Les temps ont été beaucoup plus lents qu'à l'habitude.

«Le défi c'est de bien glisser. Ce n'est pas toujours facile pour l'équilibre. Il ne fallait pas trop pousser sur les skis, parce que ça calait. Il fallait trouver un style où on pouvait pousser sans trop que ça cale et trouver une erre d'aller», expliquait Alain Guimond, exténué et un peu surpris d'avoir inscrit le meilleur temps au 45 km.

Pourtant, les employés du parc n'avaient pas lésiné sur l'effort. Dès 4 h du matin, samedi, ils étaient au travail dans les sentiers afin de permettre aux participants de jouir des meilleures conditions possibles. 

«C'était toute une surprise pour les gens qu'il neige autant que ça. Ils ont damé, mais avec tout ce qui est tombé durant la course, ç'a donné des conditions qui n'étaient pas faciles», ajoute M. Guimond.

L'organisatrice Marie-Josée Gervais explique d'ailleurs que plusieurs inscrits originaires de l'extérieur de la Mauricie ont annulé leur présence, préférant ne pas braver les routes.

«60 % des gens sont originaires d'ailleurs que la Mauricie, donc il y en a qui ne sont pas venus. J'ai entendu dire qu'à Sherbrooke, les conditions n'étaient vraiment pas belles. Mais somme toute, nous sommes choyés.»

Si la neige de samedi a créé des embûches pour les sportifs, l'absence de flocons depuis décembre a refroidi les participants potentiels, si bien que le niveau de participation a été moins important que lors des dernières années.

«L'hiver a nui. Je suis allée à Sherbrooke et il n'y avait pas de neige, le monde était sur le gazon. Tu ne peux pas décider d'aller faire un 45 km si tu n'as pas skié de l'année. C'est rare que je parle de la météo, mais cet hiver, c'est dur», affirmait Mme Gervais, qui estimait qu'entre 400 et 500 personnes se sont réunies sur le site de Rivière-à-la-Pêche, samedi. C'est sans compter les 1600 jeunes d'écoles primaires et secondaires de la région qui s'en sont donnés à coeur joie jeudi et vendredi.

Il n'y avait pas que des fondeurs dans les sentiers du parc national samedi. La raquette et la course ont aussi été à l'honneur puisque plus de 200 participantes ont pris part à un triathlon qui regroupait les trois disciplines. Tout ça après avoir suivi un cours de zumba d'une durée d'une heure. Elles auront mérité leur nuit de sommeil.

Munis d'énormes pneus à crampons, les «fat bikes»... (Olivier Croteau) - image 4.0

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Munis d'énormes pneus à crampons, les «fat bikes» ont fait leurs débuts aux Défis du Parc édition nordique.

Olivier Croteau

Pour la première fois, une course de «fat bikes» était organisée dans le cadre de l'événement. Ces vélos de montagne aux pneus géants et cloutés ne permettent pas de rouler à d'importantes vitesses, mais s'avèrent une addition intéressante. Une vingtaine de cyclistes ont complété des boucles de 5 et 10 km.

«Avec le décor, c'est différent d'en faire l'hiver. C'est spécial de se promener avec nos gros pneus et ça fait différent des racines et de la boue l'été», a lancé Hugo Lefebvre de Bécancour.

Plutôt que d'offrir de multiples nouveautés, Mme Gervais et son équipe ont préféré s'assurer que les participants aient droit à un encadrement de qualité. La zone de départ-arrivée n'avait rien à envier aux compétitions de ski de fond de niveau canadien et un système de chronométrage permettait aux athlètes amateurs de savoir s'ils avaient amélioré leur performance dans les difficiles sentiers du parc.

«Autant pour l'événement d'été que d'hiver, on veut que le participant se dise qu'il est un champion du monde, dans toutes les disciplines. Ce sont des athlètes de la vie, qui ont tous un travail. Donc ça leur donne un moment extraordinaire et ça leur donne le goût de revenir et de continuer à faire de l'exercice physique.

Après être né en Gaspésie, avoir grandi Laval et avoir étudié Québec, le gagnant de l'épreuve du 45 km, Alain Guimond, est devenu Mauricien depuis deux ans. Il est tombé en amour avec les Défis, mais surtout, avec le parc.

«C'est vraiment plaisant. Il y a beaucoup de monde et c'est bien organisé. C'est merveilleux. Je viens d'arriver dans la région et j'en profite.»

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