Le ministre Daoust va demander à voir les livres d'Uber

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Jacques Daoust

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Le ministre des Transports, Jacques Daoust, confirme qu'il va bel et bien demander à Uber d'ouvrir ses livres.

M. Daoust a réitéré sa détermination à aller plus loin dans ce dossier, vendredi à Montréal, au lendemain de la comparution en commission parlementaire de l'entreprise de transport.

À Québec jeudi, le directeur général d'Uber pour le Québec, Jean-Nicolas Guillemette, avait affirmé qu'il serait prêt à ouvrir ses livres, mais à condition qu'il y ait une demande formelle de Revenu Québec pour faire un «audit».

Interrogé à ce sujet vendredi, le ministre Daoust a exprimé sa volonté de le prendre au mot. Québec veut s'assurer que tous les impôts et taxes pertinents ont été versés, d'autant plus qu'Uber s'est vanté d'avoir réalisé 300 000 transports en un mois.

«J'ai l'intention de demander officiellement cet accès-là; c'est clair, ça. Et on verra, à ce moment-là, si cette ouverture-là était véritable ou si elle ne l'était pas. Mais je procède par étape dans ce dossier-là», a répondu le ministre des Transports.

M. Daoust s'est également dit impressionné par certains faits rapportés en commission parlementaire quant aux nouvelles technologies à appliquer à l'industrie du taxi, afin de la moderniser.

«On a vu qu'au Québec, on avait développé des plateformes informatiques efficaces et performantes - je pense à Téo, par exemple, qui nous a présenté quelque chose d'intéressant». Téo est un service de taxis entièrement électriques qui a été lancé récemment.

«On n'a pas à être l'otage d'une seule technologie - les technologies évoluent -, mais il faut en même temps gérer ça correctement et, comme je l'ai dit hier, le faire dans le respect de nos lois», a martelé le nouveau ministre des Transports.

Après une des cinq journées d'audiences complétées en commission parlementaire, M. Daoust affirme ne pas avoir encore fait son lit, même après la comparution d'Uber et des chauffeurs de taxi regroupés sous l'égide des Métallos.

«J'ai une journée de faite, mais déjà, j'ai appris des choses. J'ai eu des surprises fort agréables hier. On a eu beaucoup de critiques à l'endroit du taxi, dans le passé, et beaucoup avec raison. Elle change notre industrie, elle évolue. Aujourd'hui, c'est une industrie qui se corrige, qui se discipline. Et j'aime ça», a commenté le ministre Daoust.

De passage à Washington, le premier ministre Philippe Couillard a dit avoir apprécié l'attitude «très franche, très directe» de son ministre Daoust face à la compagnie de transport Uber en commission parlementaire.

Le premier ministre a souligné que l'industrie du taxi aussi devait s'améliorer. «J'ai toujours dit qu'on va être équitable entre ces deux façons de faire et on va l'être», a-t-il commenté.

Et lui aussi a vanté le modèle de taxis électriques Téo, celui d'«un entrepreneur de chez nous» - Alexandre Taillefer - qui donne aux clients ce qu'ils demandent, selon lui. Il est allé jusqu'à dire: «ils peuvent battre Uber».

Les consultations sur le transport rémunéré de personnes par automobile doivent encore durer quelques jours, soit mardi et mercredi de la semaine prochaine, de même que les 9 et 10 mars. La commission doit encore notamment entendre des spécialistes provenant des universités, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la Ville de Montréal et le Bureau du taxi, l'Union des municipalités du Québec et la Commission des transports.

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