Services supralocaux: rencontre fructueuse à Shawinigan

Les maires Claude Caron, de Saint-Boniface et Réjean... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Les maires Claude Caron, de Saint-Boniface et Réjean Audet, de Saint-Élie-de-Caxton, à leur arrivée à la rencontre sur les services supralocaux mardi soir, à l'hôtel de ville de Shawinigan.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les maires des municipalités impliquées dans les négociations sur le partage des frais pour les services supralocaux ont quitté la rencontre convoquée par la Ville de Shawinigan avec un sentiment de devoir accompli, mardi soir. Après deux heures trente d'échanges, ils semblaient très satisfaits de l'exercice.

La Ville de Shawinigan a convoqué la presse régionale mercredi pour expliquer les pas qui ont été franchis mardi soir. La conférence d'information est prévue à 13 h 30, à l'hôtel de ville et le maire de Saint-Mathieu-du-Parc, Claude McManus, y participera à titre de représentant des neuf municipalités touchées par la requête. Il sera évidemment accompagné du maire de Shawinigan, Michel Angers.

Dans ces circonstances, personne n'a voulu formuler de commentaires immédiatement après la rencontre de mardi. Par contre, les maires croisés semblaient avoir passé un bon moment. L'un d'eux a mentionné que cette rencontre aurait d'ailleurs dû arriver beaucoup plus tôt dans la chronologie des événements.

Parmi les neuf maires invités, seul celui d'Hérouxville, Bernard Thompson, n'a pu se déplacer à l'hôtel de ville de Shawinigan mardi soir. Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Boniface, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Mathieu-du-Parc, Grandes-Piles, Saint-Paulin et Saint-Tite sont aussi visées par ce partenariat.

Il s'agissait d'une première rencontre officielle entre les deux parties depuis le 20 octobre dernier. À ce moment, la Ville de Shawinigan avait présenté aux maires des municipalités avoisinantes les conclusions d'une étude réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton sur les coûts réels des services supralocaux assumés par la ville centre.

La grande conclusion qui s'en dégageait voulait qu'il existe un écart de 476 000 $ entre les coûts engendrés par les services rendus aux citoyens des neuf communautés visées et les tarifs payés par ces derniers. Shawinigan souhaite récupérer ce montant, sauf que les maires se sont sentis bousculés dans cette démarche. La rencontre de mardi soir servait à rétablir les ponts, mais tout indique que les échanges ont déjà permis de tirer certaines conclusions.

Règlement adopté

En assemblée publique le 9 février, le conseil municipal de Shawinigan a adopté la modification annuelle à son règlement général pour établir la tarification des biens et services de l'année en cours. 

Un nouveau chapitre est prévu pour les tarifs qui seront appliqués aux non-résidents. Ce règlement a été adopté en séance publique le 15 décembre, mais son entrée en vigueur a été reportée au 1er juin, afin de laisser aux parties un peu plus de temps pour s'entendre.

Si jamais cette orientation est maintenue, les citoyens des municipalités qui n'en seront pas venues à une entente de partenariat avec Shawinigan verront leurs coûts d'inscription monter en flèche. 

Mentionnons, en guise d'exemples, les 350 $ exigés pour un abonnement familial à la bibliothèque plutôt que les 150 $ actuels, ou encore un montant de 1028 $ à la place des 265 $ en vigueur pour un cours de sauveteur national. Le désormais célèbre cours d'aquaforme à la piscine du Centre des arts passerait de 250 $ à 1542 $ pour une session de 20 semaines, à raison de trois séances hebdomadaires.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer