Pierre-Olivier Tremblay devient le plus jeune recteur du Sanctuaire

Pierre-Olivier Tremblay, le nouveau recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Pierre-Olivier Tremblay, le nouveau recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il est le deuxième plus jeune père Oblat de Marie-Immaculée du Québec. À 45 ans, Pierre-Olivier Tremblay est aussi devenu, il y a deux semaines, le plus jeune recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Il arrive en poste pour trois ans et demi avec de l'énergie, de la détermination, des idées neuves et le désir de rendre sa foi contagieuse, en particulier auprès des jeunes.

Le Sanctuaire n'est toutefois pas juste un endroit de recueillement, mais aussi un site touristique religieux très important pour la Mauricie, un lieu de pèlerinage de calibre international qui compte 35 employés et dont les bâtiments et les terrains ont besoin d'entretien.

Bien humblement, le nouveau recteur admet, en pensant à la tâche immense qui l'attend: «J'ai le vertige.» «La première étape, c'est de connaître les gens», dit-il, à la fois les membres de sa communauté, les employés et les bénévoles qui oeuvrent au Sanctuaire. Il veut aussi connaître les intervenants de la région. Il participait d'ailleurs récemment à un dîner-bénéfice de Carpe Diem où il a pu rencontrer plusieurs intervenants du milieu trifluvien.

Le Père Tremblay confie qu'il a été surpris de constater jusqu'à quel point le Sanctuaire est considéré comme un acteur important de la région.

Être à la fois un berger spirituel et un homme d'affaires, «c'est un vrai défi», reconnaît-il. «Moi, ce qui m'intéresse, c'est de rejoindre les gens qui sont ici, qui passent et qui pourraient venir.»

Le prêtre ne cache pas que cette ambition l'habite énormément.

Fort d'un doctorat sur la question, il se dit conscient que les gens n'ont plus le même rapport avec la religion qu'autrefois. Malgré toute la pluralité des croyances qui existent de nos jours, le recteur estime que le Sanctuaire «a quelque chose d'unique à apporter. Un centre de pèlerinage comme le Sanctuaire, par définition, ça rejoint les gens qui sont en mouvement. J'ose dire que dans cette société qui est la nôtre, actuellement, un sanctuaire comme ici a peut-être encore plus de pertinence. Il va falloir qu'on trouve une manière de rajeunir, de rafraîchir un petit peu la manière de parler des enjeux», analyse-t-il en précisant qu'il ne s'agit toutefois pas de «révolutionner l'évangile.»

«Je me considère comme un héritier, quelqu'un qui a reçu énormément et je me considère comme quelqu'un d'aujourd'hui. Alors je veux parler aux gens d'aujourd'hui», dit-il.

«Je pense qu'il faut aller vers une participation plus intense» des gens, estime-t-il. Il songe notamment à créer de petits groupes, «des espaces où la Parole circule davantage.»

Comment cela se présentera-t-il au Sanctuaire? «On va développer ça tranquillement, mais je vais avoir besoin d'aide. On a beaucoup de bénévoles. J'ai le goût qu'on travaille ensemble», dit-il.

Quant aux nombreux investissements que les Oblats sont appelés à faire pour maintenir la santé des édifices et des jardins, le Père Tremblay ne cache pas qu'ils sont importants. «On n'a pas encore les chiffres et le résultat des études d'ingénierie. Lorsqu'on les aura, on va aviser la population. Il ne faut pas se surprendre qu'à moyen terme, on va devoir entreprendre une campagne de financement», prévoit le recteur.

«On n'est pas dans une posture de quêter les deniers publics. Je le vois plutôt dans l'ordre d'un investissement», nuance-t-il. «Le Sanctuaire est une ressource pour le milieu de la Mauricie au niveau social. Il va falloir qu'on parle avec les acteurs du milieu», dit-il. «Tout le monde a intérêt à ce que les choses fonctionnent bien. Le Sanctuaire est un moteur économique dans la région», plaide-t-il.

Le Père Tremblay, qui déjà, à 14 ans, rêvait d'être missionnaire, estime qu'il a accepté le rectorat du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap car il peut «apporter une contribution au niveau de la quête de sens des gens et du réconfort à ceux qui souffrent. Ça vaut la peine. Moi, j'ai donné ma vie à ça. Qu'on fasse quelque chose de beau, de signifiant, de grand pour répondre aux besoins fondamentaux des humains, moi je trouve que c'est hyper-pertinent. En même temps, je ne suis pas un gars de finances. Je le vois comme un espace d'apprentissage pour moi», dit-il, en ajoutant qu'il sort ainsi de sa zone de confort. «C'est correct. Je vais le faire», dit-il avec détermination.

«Je suis très heureux d'arriver ici, en Mauricie et j'ai le goût qu'on travaille ensemble. C'est une oeuvre qui est belle, qui est magnifique, qui a beaucoup à apporter et beaucoup à recevoir», dit-il.

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