L'Adresse sur le fleuve: Richard Thibault quitte le projet

Photo aérienne du site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent,... (François Gervais Le Nouvelliste)

Agrandir

Photo aérienne du site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, où se trouve le projet de l'Adresse sur le fleuve.

François Gervais Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Un des promoteurs de l'Adresse sur le fleuve, ce vaste projet de développement domiciliaire sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, a quitté le navire. Richard Thibault, le promoteur de la Société de développement 3R qui représentait le projet notamment auprès des médias, s'est fait montrer la porte par les autres actionnaires.

Richard Thibault a quitté le projet de l'Adresse... (Sylvain Mayer Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

Richard Thibault a quitté le projet de l'Adresse sur le fleuve.

Sylvain Mayer Le Nouvelliste

Actionnaire majoritaire de la Société de développement 3R avec l'homme d'affaires trifluvien André Lemyre, l'architecte Michel Pellerin avoue qu'il y avait des divergences d'opinions entre les actionnaires et Richard Thibault.

Ces différends ont donc poussé ceux-ci à racheter les parts de M. Thibault. Celui-ci n'était d'ailleurs plus responsable des ventes de l'Adresse sur le fleuve - cette responsabilité revient maintenant à des agents de Re/Max et de La Capitale - depuis environ six mois. Il n'était même plus actif dans le projet.

«On ne s'entendait pas. Nous lui avons alors fait une offre et il a accepté», soutient en entrevue l'architecte Michel Pellerin qui précise que le mariage n'était plus heureux.

«On ne s'entendait pas dans la façon de gérer et dans la façon de faire. Les actionnaires de la Société de développement 3R ont racheté les parts de M. Thibault.»

Le président de Construction Michel Gagnon, une entreprise partenaire dans le projet et responsable de la construction, confirme cette nouvelle. «M. Thibault n'est plus partenaire dans le projet», explique Luc Gagnon.

«C'est une décision entre eux. Mais nous [Construction Michel Gagnon] n'avons pas vraiment affaire dans ça. Leur groupe reste partenaire à 50 % dans le projet et nous avons l'autre 50 %.»

Le projet de l'Adresse sur le fleuve se poursuit malgré le départ de Richard Thibault. L'architecte Michel Pellerin souligne que les plans du deuxième immeuble à condos de cinq étages sont en préparation.

«Nous modifions les plans, car il y a eu des modifications par rapport au premier immeuble. L'extérieur sera pareil, mais on ne met pas la même sorte de structure. Ça change les plans finalement», précise l'architecte Michel Pellerin.

Luc Gagnon indique de son côté que si tout va bien, les travaux d'excavations pour ce projet de 12 millions $ et de 40 unités d'habitation pourraient débuter dès le mois de mars, avec plus d'un an et demi de retard.

Malgré tout, les partenaires du projet de l'Adresse sur le fleuve avouent que les préventes tournent au ralenti. «On continue de travailler pour les préventes, mais c'est plus tranquille dans ce temps-ci», note M. Gagnon.

«Ça ne va pas à la vitesse qu'on veut, mais en affaires c'est toujours ça. Quand tu parles au patron qui investit, il voudrait toujours que ça aille plus vite. Mais si on regarde la vente de condos à Trois-Rivières, ça va moins vite qu'on pensait pour tout le monde», renchérit Michel Pellerin.

«C'est plate, mais c'est ça. Mais l'Adresse sur le fleuve reste le plus beau site et les plus beaux condos en ville.»

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a déclaré en marge de l'assemblée du conseil municipal de lundi soir qu'il estime que le projet avancera maintenant plus rapidement sans Richard Thibault.

«C'était un des problèmes qu'il y avait au niveau des actionnaires», affirme le maire de Trois-Rivières.

Toutefois, il s'est dit en confiance de voir débuter la construction d'un deuxième immeuble à condos au cours des prochains mois. Yves Lévesque indique par contre que l'entente entre la Ville et les promoteurs de l'Adresse sur le fleuve comporte des obligations de livraison.

«On aimerait que le projet soit plus rapide. On ne se le cachera pas. Mais il y a des choses qui se règlent», précise le maire.

«Sur l'entente, il y a des délais qui doivent être respectés. En 2017, il faut qu'il y ait 60 % du projet de fait pour avoir la clé pour la deuxième phase. On s'est quand même protégé. [...] À partir du moment que les promoteurs ne répondent pas à l'entente qui a été signée, nous allons vendre les autres parties du site à une autre personne.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer