Changements climatiques: le plan d'Obama est mis sur la glace

Une Cour suprême divisée a convenu mardi de mettre un frein au plan de lutte... (AP, Pablo Martinez)

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Associated Press
Washington

Une Cour suprême divisée a convenu mardi de mettre un frein au plan de lutte aux changements climatiques du président Barack Obama jusqu'au moment où des contestations judiciaires seront résolues.

La décision est considérée par certains comme étant un dur coup pour l'administration Obama. Il s'agit donc d'une victoire pour la coalition de 27 États essentiellement républicains ainsi que pour les opposants de l'industrie qui qualifient la règlementation de «coup de force sans précédent».

En mettant sur la glace le projet d'Obama, la plus haute Cour du pays a donné le signal que les opposants ont eu un argument très fort contre le plan. Le mois dernier, une cour d'appel fédérale avait refusé de mettre le plan en attente. Les quatre juges de la Cour ont déclaré qu'ils auraient rejeté la demande.

Le plan a pour objectif d'écarter les conséquences les plus prévisibles sur les changements climatiques en réduisant du tiers, d'ici 2030, les émissions de dioxyde de carbone dans les centrales du pays.

L'appel sera entendu le 2 juin.

La période de conformité au plan doit commencer en 2022, mais les États doivent soumettre leurs propres plans à l'Agence américaine de protection de l'environnement d'ici septembre ou bien demander une prolongation.

De nombreux États, qui sont opposés au plan d'Obama, dépendent de l'activité économique liée aux combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz. Ils ont soutenu que les centrales devront dépenser des milliards de dollars pour se conformer à une règle qui peut finir par être renversée.

La mise en oeuvre des règles est considérée comme étant essentielle pour atteindre les cibles de réduction des émissions aux États-Unis, tel que convenu dans l'accord mondial sur le climat signé à Paris, en décembre dernier.

L'administration Obama ainsi que les groupes environnementaux défendent le plan en scandant son aspect économique, avec la création de nouveaux emplois liés aux énergies propres.

Pour convaincre la Cour suprême d'interrompre le plan, les opposants ont dû convaincre les juges d'une «perspective équitable».

Le tribunal a également eu à considérer si la suspension du plan allait causer un préjudice irréparable aux États et aux compagnies concernées.

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