Moisson récupère plusieurs denrées auprès des épiciers

Jean-Guy Doucet est le président du conseil d'administration... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Jean-Guy Doucet est le président du conseil d'administration de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le partenariat établi entre les grandes bannières des supermarchés et Moisson Mauricie-Centre-du-Québec permet à l'organisme de récupérer une plus grande variété de produits, dont de la viande, une denrée précieuse pour l'organisme.

Lancé en octobre dernier, ce programme calqué sur le projet-pilote de Moisson Montréal a permis à Moisson Mauricie-Centre-du-Québec d'ajouter 22 631 kg de denrées à sa récolte habituelle grâce à la contribution de trois supermarchés. Quand on pense qu'il y a 39 supermarchés dans la région, le potentiel de produits récupérés est d'un million de kilos.

«Le nouveau programme fait que nous sommes dans le produit frais. Ça fait plusieurs années qu'on travaille là-dessus. Ce partenariat nous permet d'avoir une variété de produits, une qualité et une quantité», commente Jean-Guy Doucet, président du conseil de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec.

Des fruits et des légumes étaient récupérés auprès des supermarchés avant ce programme. Depuis que l'organisme a signé des ententes de partenariat avec les principales bannières, la viande et différents produits congelés se sont ajoutés à la liste.

Selon l'entente, la viande sur le point d'être périmée est congelée par les supermarchés dans des bacs fournis par l'organisme. Des produits laitiers peuvent prendre le même chemin.

Moisson Mauricie-Centre-du-Québec a acheté un camion muni d'une unité de congélation afin de transporter la nourriture.

Elle est ensuite disposée dans un entrepôt de 6000 pieds carrés récemment acquis par l'organisme qui a investi plus de 500 000 $ dans ce projet, dont 30 000 $ dans des équipements informatiques qui servent à réétiquetter la marchandise afin d'assurer sa traçabilité.

Tous ces facteurs contribuent à garantir la qualité des produits récupérés, une préoccupation des grandes bannières.

«On est sûr de la qualité de notre travail, souligne M. Doucet. On peut récupérer des pizzas, des poissons déjà cuits. S'il y a un surplus de légumes, on peut le ramasser aussi. On sait que la nourriture coûte plus cher et que la demande (pour des denrées) va en augmentant.»

Geneviève Marchand, responsable des événements et des communications, ajoute que les trois supermarchés qui ont participé aux premiers mois du programme ont offert une belle collaboration.

«Une formation est offerte aux supermarchés pour savoir comment ça fonctionne. C'est un programme qui est motivant pour eux: plutôt que d'avoir à gérer des surplus, il y a quelqu'un qui s'en occupe.

Les supermarchés continuent de transformer leurs denrées en produits maison, mais il y a quand même des surplus. On voit la raison d'être du programme», raconte Mme Marchand, en soulignant que Moisson Mauricie-Centre-du-Québec a l'objectif de récupérer de la nourriture auprès de sept supermarchés au cours des prochains mois.

Les statistiques de l'an dernier de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec indiquent que l'organisme vient en aide à 18 800 personnes par mois, dont près de 6000 enfants. Cette statistique est en hausse d'environ 15 % par rapport à l'année précédente.

Les nouvelles données seront publiées en mars. La direction de l'organisme s'attend à avoir une croissance comparable du nombre de bénéficiaires.

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