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Nemaska Lithium: un dossier ouvert à la SQ concernant des propos injurieux sur Facebook

Alors qu'un dossier a été ouvert par la... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Alors qu'un dossier a été ouvert par la Sûreté du Québec concernant les dérapages sur Facebook au sujet du projet Nemaska Lithium, aucune plainte n'a été déposée pour dénoncer les actions ou les propos de manifestants en faveur du projet devant l'hôtel de ville lundi, pendant la tenue de registre.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les dérapages observés sur Facebook au sujet de la démarche citoyenne pour questionner la nécessité d'un changement de zonage pour permettre à Nemaska Lithium d'intégrer les anciens quartiers de la papeterie Laurentide ne sont pas passés inaperçus à la Sûreté du Québec.

Un dossier a été ouvert le 30 janvier, mais aucune plainte n'a encore formellement été déposée pour le moment.

Rappelons que Bernard Soucy et Hélène Bellemare ont été pris à partie lors des jours qui ont précédé la tenue de registre de lundi, à l'hôtel de ville de Shawinigan.

Des commentaires aussi édifiants que «Trouve leurs chars et pête les tires câlice de pas d'allure! (sic)», «A votre âge aller donc dans un ospice cal... (sic)» ou «Au pire on les achève tu suite loll (sic)» ont décoré le populaire réseau social.

Un citoyen de Shawinigan, témoin de ces échanges, est entré en communication avec la SQ. Un policier a téléphoné à M. Soucy pour l'aviser des propos qui circulaient à son endroit.

Toujours très affecté par la tournure des événements, il mentionne qu'il n'a pas encore décidé s'il allait porter plainte, mais il penche visiblement pour mettre ce triste épisode derrière lui.

Pendant ce temps, la SQ assure que le dossier demeure ouvert et il n'est pas impossible qu'il évolue au cours des prochains jours, même si aucune enquête n'est officiellement amorcée.

«Le demandeur a contacté les policiers pour qu'on soit au courant», raconte Annie Thibodeau, porte-parole de la SQ.

«On aurait possiblement pu explorer une plainte de menaces, mais nous avons pris ça comme une information reçue du public. Il n'y a pas d'enquête parce que les gens ne désiraient pas porter plainte.

Par contre, il y a un numéro de dossier opérationnel, de sorte que s'il se produit quelque chose dans le futur, ça laisse des traces. On pourrait voir qu'on a déjà eu affaire à ces gens-là.»

Il est toujours aussi déconcertant de constater le manque d'inhibition chez certains adeptes de réseaux sociaux, qui continuent à se croire sous le radar de la justice lorsqu'ils participent à cette tribune.

«Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de cas sur les réseaux sociaux», convient Mme Thibodeau. «Ça peut être utile et nous l'avions vécu dans le cas de la petite Victoria, qui avait été retrouvée rapidement. Ça a le défaut de ses qualités, parce que d'un autre côté aussi, ça va vite!»

Évidemment, une menace sur Facebook est considérée au même titre que sur la rue ou n'importe où ailleurs. «Bien sûr, il faut toujours valider les propos avec une enquête», précise la porte-parole. «Mais une menace reste une menace, que ce soit derrière un écran ou ailleurs. Il y a toujours un impact au bout de ça.»

Enfin, Mme Thibodeau confie qu'aucune plainte n'a été reçue pour dénoncer les actions ou les propos de manifestants en faveur du projet de Nemaska Lithium devant l'hôtel de ville lundi, pendant la tenue de registre. «Ça a été très pacifique et tout s'est bien passé», conclut-elle.

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