La pourvoirie Paulhus annule sa saison

Mario Paulhus est le copropriétaire de la pourvoirie... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Mario Paulhus est le copropriétaire de la pourvoirie Paulhus.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Pierreville) Le manque de froid a convaincu la famille Paulhus de ne pas ouvrir sa saison de pêche en 2016, une première en 40 ans d'existence qui entraînera des pertes financières substantielles.

Mario Paulhus dirige cette pourvoirie de Pierreville avec son frère Yvan depuis 20 ans. Les deux frères ont repris l'entreprise lancée par leur père Raymond. Jamais ils n'ont vécu pareille situation.

«On s'était donné jusqu'en fin de semaine passée pour décider si on ouvrait. Jeudi passé, avec ce qu'on annonçait comme météo, on a décidé de ne pas ouvrir. C'est une saison à oublier», constate Mario Paulhus, qui évalue la perte financière à plusieurs milliers de dollars.

La baie où s'installe le centre de pêche ne peut offrir une sécurité accrue en ce qui a trait à l'épaisseur de la glace. Habituellement, entre 12 et 14 pouces d'épaisseur sont suffisants. Actuellement, la glace offre une épaisseur de 12 pouces près de la berge du lac Saint-Pierre. Mais aussitôt qu'on prend le large, l'épaisseur chute à huit pouces.

«Je ne suis pas à l'aise de laisser embarquer des gens sur le lac Saint-Pierre. En plus, si on avait une tempête de neige, il faudrait embarquer un tracteur sur la glace. Chaque année, je sors du lac à la première semaine du mois de mars. Il reste trois ou quatre semaines à la saison. J'avais de la misère à vivre avec le risque d'envoyer des gens en auto sur la glace. On avait trop peur.»

Quelque 150 cabanes se trouvent habituellement dans le secteur du centre de pêche Paulhus. Cette année, 60 cabanes appartenant à des propriétaires privés ont été installées sur la glace.

Moins de cabanes pour Qui Maur-Icie

La pourvoirie Qui Maur-Icie est aussi touchée par l'absence de grands froids. L'entreprise de Louiseville accueille généralement entre 150 et 170 cabanes à pêche. Cette année, on en compte la moitié, car la clientèle est moins nombreuse.

«Il y a de la pêche, mais l'achalandage est réduit de 70 %. Les gens ne viennent pas par rapport au char qui a calé (dans le fleuve en face de Bécancour), par rapport aux gens qui ont été sortis de la glace en face de Sainte-Angèle-de-Laval. On mange nos bas. Ça va tout prendre pour entrer dans notre argent cette année. Ce qui me sauve est qu'on n'a pas déneigé une seule fois de l'hiver. Ça devrait nous aider à arriver kif-kif», raconte Claude Desaulniers, propriétaire de la compagnie.

Cette pourvoirie limite l'installation des cabanes à un endroit à proximité de la rive du lac Saint-Pierre, soit plus près de l'embouchure de la rivière du Loup. «La glace est encore bonne, on a 14, 15 pouces d'épaisseur à l'endroit où on a installé les cabanes. Mais au large, on n'y va pas cette année, car ça a gelé plus tard. Je ne prends pas de chance. On ne va pas risquer la vie de quelqu'un pour un doré», ajoute M. Desaulniers.

Ce dernier prévoit déjà offrir une promotion spéciale pour la saison prochaine, la 25e de la compagnie, afin de compenser quelque peu pour la saison 2016. Les gens qui arriveront avec leur cabane pourront s'installer sans devoir payer la passe de saison.

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