Réunion d'urgence de l'OMS sur le virus Zika

Un bébé brésilien atteint de microcéphalie, une anomalie... (AFP, Christophe Simon)

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Un bébé brésilien atteint de microcéphalie, une anomalie de la croissance de la boîte cranienne résultant du virus Zika, reçoit des soins.

AFP, Christophe Simon

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Agence France-Presse

L'organisation mondiale de la Santé (OMS) réunit lundi son comité d'urgence pour déterminer si l'épidémie du virus Zika, soupçonné de causer des malformations congénitales, constitue «une urgence de santé publique mondiale».

L'OMS a averti la semaine dernière que le virus, qui se transmet par une piqûre de moustique, se propageait «de manière explosive» dans la région des Amériques, avec 3 à 4 millions de cas attendus en 2016.

La directrice de l'OMS, Margaret Chan, a souligné qu'une relation de cause à effet entre la propagation du virus et l'augmentation des cas de microcéphalie chez les nouveaux-nés était fortement «suspectée» bien que non définitivement prouvée.

Le Brésil, pays le plus touché par le Zika, a sonné l'alarme en octobre, lors de l'apparition d'un nombre inhabituellement élevé dans le nord-est de cas de microcéphalie, malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec une tête et cerveau anormalement petits. Depuis, ont été enregistrés 270 cas confirmés de microcéphalie et 3448 cas suspects, contre 147 en 2014.

La Colombie, le Salvador, l'Equateur, le Brésil, la Jamaïque et Porto Rico ont d'ores et déjà recommandé aux femmes d'éviter toute grossesse tant que l'épidémie de Zika n'est pas sous contrôle.

En Europe et en Amérique du Nord, des dizaines de cas d'infection par le Zika ont été signalés parmi les personnes revenant de vacances ou de voyages d'affaires dans les pays touchés.

La directrice de l'OMS a convoqué cette réunion d'urgence à huis clos pour décider si l'épidémie doit être considérée comme une «urgence de santé publique de portée internationale».

La réunion prendra la forme d'une conférence téléphonique entre de hauts responsables de l'OMS, des représentants des pays affectés, et des experts. Les participants ne devraient pas annoncer leur décision avant mardi au plus tôt.

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