Bières de microbrasseries: un marché en pleine ébullition

Rousse, blonde, brune, il y en avait pour... (Olivier Croteau)

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Rousse, blonde, brune, il y en avait pour tous les goûts au Festival L'Aurore boréale.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Le marché des bières sortant des sentiers battus est en croissance au Canada, et ses parts de marché ont grimpé à 9 % selon Agriculture et Agroalimentaire Canada. C'est dans cette tendance que chaque petite entreprise, et elles sont de plus en plus nombreuses, tente de se démarquer.

Voilà pourquoi les microbrasseries sont très présentes dans les différents salons brassicoles au Québec. Certes, elles espèrent y réaliser des ventes, mais c'est avant tout une question de se faire voir, et de s'imprégner dans l'esprit des visiteurs qui ont plus souvent qu'autrement l'habitude de se tourner vers les produits régionaux.

«Oui il y a une tendance de bières de microbrasseries, mais il y a une tendance à la bière artisanale, peu importe son origine. Les gens ont un sentiment d'appartenance envers les bières de leur région, mais quand il s'agit d'aller chercher des produits d'ailleurs, les gens sont un peu perdus et vont chercher des produits qui ne sont pas forcément du Québec», explique l'une des sommités au Québec, Philippe Wouters.

Même les deux grandes brasseries du pays, Labatt-Anheuser-Busch InBev et Molson-Coors, ont fait le saut dans ce marché en croissance, même si la consommation de bière en général est en baisse au pays. Les parts de marché de la petite bouteille brune sont passées de 42 % à 38 % depuis dix ans selon Statistiques Canada.

«La preuve que c'est un marché en croissance, c'est qu'on organise un festival des bières et c'est plein à craquer dès la première année. Molson a acheté quelques compagnies pour pouvoir compétitionner», souligne le cofondateur du Festival L'Aurore boréale, Simon Brunelle.

M. Wouters estime toutefois que les multinationales, avec leurs gros portefeuilles, n'ont pas à craindre pour leur hégémonie.

«Les grosses brasseries ne sont pas forcément nerveuses, parce qu'elles ont les moyens de faire de la bière différente et elles importent des produits. On parle beaucoup de microbrasseries, mais la bière importé a pris 20 % de croissance.»

La montée en popularité des bières de spécialité aura mené la clientèle à se renseigner davantage sur les produits en question. Les exposants s'entendaient d'ailleurs pour dire que les questions du public sont beaucoup plus pointues que par le passé.

«Les discours changent d'année en année et les gens ont de plus en plus soif de savoir. Les microbrasseries sont de petites entreprises où il y a beaucoup d'huile de bras. C'est le fun d'échanger. Les microbrasseries évoluent, et il y a une belle évolution commune», conclut Julien Guay du Trou du Diable.

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