Des bénévoles d'ici aux Jeux de Rio

Trois jeunes adultes de Trois-Rivières ont été retenus... (Sylvain Mayer)

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Trois jeunes adultes de Trois-Rivières ont été retenus pour devenir bénévoles aux Jeux olympiques de Rio. Il s'agit de Julie Bournival, Matthew Sigouin et Ève Mailhot.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) À sept mois du début des compétitions, quelques athlètes et même un officiel de la région conservent de bonnes chances d'obtenir leur billet pour les Jeux olympiques de Rio. Si rien n'est encore joué pour eux, on sait au moins que trois bénévoles de Trois-Rivières s'envoleront vers le Brésil au mois d'août.

Julie Bournival, Ève Mailhot et Matthew Sigouin ont été retenus parmi les 50 000 volontaires. Au départ, 250 000 personnes avaient posé leur candidature. Considérant que plus de 80 % des bénévoles proviennent du Brésil, peu de places restaient disponibles pour les autres. En fait, à peine une centaine de Canadiens seraient inscrits sur la liste, dont une vingtaine de Québécois.

«C'est ce qui rend la sélection de trois personnes de Trois-Rivières si spéciale», s'exclame Matthew Sigouin, qui en sera à ses deuxièmes Olympiques comme bénévole. Il avait vécu l'expérience de Vancouver et ne pouvait passer à côté des Jeux d'été.

«Ce seront les plus gros Jeux de l'histoire en superficie et les premiers en Amérique du Sud. Je garde d'excellents souvenirs de Vancouver, même que j'échange encore avec des gens rencontrés là-bas.»

Julie Bournival et Ève Mailhot ont aussi été conquises par l'idée de vivre sur place le plus grand rendez-vous sportif de la planète. La deuxième a appris au cours des dernières semaines qu'elle travaillerait au centre des médias du stade de Deodoro, en banlieue de Rio. Ce site accueillera notamment des compétitions équestres, le BMX, le vélo de montagne et du basketball.

«Je me suis déjà trouvée une auberge de jeunesse à proximité, j'ai hâte», sourit la jeune femme de 22 ans, chargée de projet à la SDC du centre-ville de Trois-Rivières.

Long processus

N'entre pas dans le groupe restreint des bénévoles qui veut. Après avoir passé un test de compréhension de l'anglais, les trois jeunes adultes ont dû séduire un panel d'intervieweurs lors d'une entrevue par le biais du réseau Skype. Les rencontres se déroulaient par groupes d'environ dix personnes. «Il fallait parler de nos valeurs, des raisons pourquoi on voulait prendre part aux Jeux», se souvient Julie Bournival, qui a finalement reçu la bonne nouvelle en novembre.

«J'ai réalisé que je m'embarquais dans quelque chose de gros! Lorsque j'en parle, la fébrilité augmente», affirme l'éducatrice spécialisée de 31 ans. «Ça rejoint deux de mes grandes passions, les sports et les voyages. C'est aussi la preuve que lorsque nous avons des rêves ou des projets qui nous tiennent à coeur, on ne doit pas s'empêcher de passer à l'action même si les démarches peuvent sembler longues et difficiles.»

Il y a aussi ce choc culturel à prévoir. Non seulement Rio demeure un endroit unique, mais tous les pays du monde seront représentés dans la ville du Carnaval. Ainsi, des leçons de base de portugais figurent parmi les tâches des bénévoles d'ici le début des Jeux. «Nous aurons entre 20 et 25 heures de formation avant que ça commence», souligne Matthew Sigouin, gérant au restaurant Le Carlito, qui campera le rôle de chef d'équipe au mythique stade Maracanã, théâtre des cérémonies d'ouverture et de fermeture.

Aux premières loges

Devenir bénévole aux Jeux, c'est aussi vivre les compétitions différemment. Les trois Trifluviens seront aux premières loges sur leur site respectif. Côtoyer des athlètes de renommée mondiale demeure un rêve cajolé par plusieurs.

Matthew Sigouin a eu l'occasion de voir Joanie Rochette de très près, en 2010, quand celle-ci avait été choisie à titre de porte-drapeau du Canada aux cérémonies de fermeture. «Quelques heures auparavant, j'étais dans un rassemblement pour suivre les dernières secondes du match de hockey contre les États-Unis. C'était intense, je vais toujours m'en souvenir!»

Assister à la générale des cérémonies d'ouverture, la veille du début des Jeux, a aussi constitué un moment fort. «Nous étions 50 000 bénévoles dans le stade à Vancouver, on voyait le spectacle que le monde entier regarderait le lendemain. C'est pour des moments comme ça que tu t'impliques. En plus, l'organisation offre beaucoup de billets gratuits aux bénévoles!»

En ce qui a trait à la sécurité, aucune inquiétude. «Si tu restes dans les places populaires et en gang, il n'y aura pas de problèmes.»

De toute façon, ils s'en vont à Rio l'esprit en paix... et avec une dose d'excitation bien sentie. «J'aimerais beaucoup voir des compétitions de natation ou d'athlétisme», soumet Julie Bournival. «Pour moi, ce serait le plongeon. On a une bonne équipe de Québécois. Malheureusement, c'est le site le plus loin duquel je me trouverai», observe Ève Mailhot.

«Si j'ai la chance d'assister à un match de basket, je vais être super content», ajoute Sigouin.

Qu'à cela ne tienne, tous ont un point en commun: ce sont de grands amateurs de soccer. Ils seront bien servis au Brésil!

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