Saint-Étienne-des-Grès: les pompiers en arbitrage

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Dave Carrier est le président du syndicat des pompiers de Saint-Étienne-des-Grès.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Étienne-des-Grès) Les négociations piétinent entre la Municipalité de Saint-Étienne-des-Grès et ses pompiers, si bien que la partie syndicale décide de porter sa cause devant un arbitre afin de régler la prochaine convention collective.

Le dernier contrat de travail des pompiers a pris fin le 31 décembre 2013. Depuis ce temps, quelques rencontres ont eu lieu entre les deux parties qui ne réussissent pas à s'entendre sur l'aspect salarial de la future convention.

Les conditions actuelles fixent le salaire horaire d'un pompier à 18,84 $ lors des interventions sur un incendie. Le traitement baisse à 15,17 $ lorsque les pompiers exécutent des travaux d'entretien des équipements, participent aux exercices et font de la prévention. Finalement, le tarif payé par la Municipalité pour la formation des pompiers est de 10,24 $ l'heure.

Le syndicat a tenté d'obtenir un taux unique de plus de 18 $ pour le travail de ses 14 membres, sauf pour la formation. Différentes propositions ont été formulées au fil des derniers mois par le syndicat afin de modifier l'approche visant un taux unique. Devant les refus de la partie patronale, le syndicat a déposé en décembre une contre-proposition comprenant quatre scénarios de règlement. Ce dépôt suivait la remise d'une nouvelle offre de la partie patronale.

La Municipalité est revenue vendredi midi avec une contre-offre qui diffère des quatre propositions soumises par le syndicat. Cette offre a été refusée par le syndicat.

Ce dernier profite d'un appui unanime de ses membres d'aller en arbitrage advenant le refus patronal d'accepter une des quatre propositions. C'est exactement ce qu'il a fait: la requête en arbitrage a été acheminée vendredi en fin d'après-midi.

«Depuis le début, la partie patronale offrait les mêmes salaires plus une hausse selon l'indice des prix à la consommation. La dernière contre-offre ajoute un dollar au salaire pour l'entretien et les pratiques (de 15,17 à 16,17 $) pour l'année 2014, et une hausse des salaires selon l'indice des prix à la consommation pour les autres années. C'est insatisfaisant, car ça ne rejoint pas nos propositions. Je pense qu'on a fait notre part en propositions. Après deux ans, on trouve que c'est assez long», lance Dave Carrier, président du syndicat des pompiers.

Le salaire reste le point épineux de la négociation, mais le président syndical affirme que les pompiers veulent aussi obtenir du respect de la part de la Municipalité.

«On n'est jamais invité au party des employés de la Municipalité, mais mon chèque est signé par Saint-Étienne. Quand on est en intervention, on a demandé des barres tendres et il a fallu se battre pour avoir ça. On a de l'eau et du café, mais on est incapable d'avoir du Gatorade... On n'est pas considéré dans l'organisation», croit M. Carrier, qui aimerait bien que le chef des pompiers soit à la table des négociations afin de pouvoir parler à quelqu'un qui connaît le tabac.

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry.

François Gervais, Le Nouvelliste

Robert Landry fondait de sérieux espoirs dans la dernière proposition soumise vendredi midi au syndicat, car celle-ci se rapprochait d'une proposition syndicale, soutient-il. Le maire de Saint-Étienne souhaitait voir les représentants des deux parties se rencontrer dans les prochains jours afin de discuter du contenu de cette offre valide pour cinq ans. Il se dit déçu de la décision du syndicat de refuser cette option et de prendre directement le chemin de l'arbitrage.

«On aurait aimé que les représentants syndicaux présentent cette offre aux membres, mais ils ont un mandat pour l'arbitrage. Le pacte fiscal permet d'imposer une convention, mais pas aux petites municipalités. Et c'est malheureux. Devant un arbitre, le syndicat n'aura rien à perdre: un arbitre ne peut pas déterminer une convention de plus de trois ans. On serait déjà dans la troisième année de cette convention et il faudrait recommencer à négocier plus tard cette année.»

Le maintien des échelles salariales pour les pompiers est une question de saine gestion des finances publiques, soutient Robert Landry. Il se dit surpris d'entendre le syndicat reprocher à la Municipalité un manque de respect envers sa brigade.

«Des pompiers ont assisté à la dernière assemblée du conseil. J'avais apporté des chaises supplémentaires pour eux, j'étais content de les voir. Ils ont tous fait sonner leur pagette en même temps, mais il n'y avait aucun feu, et ils ont quitté au milieu de la séance. J'ai trouvé ça un peu ordinaire. Nos pompiers ne sont pas maltraités. Pour les partys d'employés, on a toujours de la difficulté à les situer. J'avoue qu'il y a une zone grise. Mais ce n'est pas parce qu'on ne veut pas les voir là», mentionne M. Landry, en rappelant que la Municipalité planifiait d'inclure dans la prochaine convention un montant de 25 $ par membre pour aider les pompiers à organiser leur party de Noël.

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