Planète poutine: le siège social déménage à Montréal

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Le siège social de Planète Poutine déménagera à Montréal en mars.

Sylvain Mayer

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quatre mois après avoir acquis Planète Poutine, Benoît Charron annonce qu'il déménagera le siège social de l'entreprise à Montréal dès le 1er mars.

Lors de l'annonce de la transaction, à la fin du mois de septembre, le nouveau propriétaire avait pourtant assuré que le siège social allait demeurer à Trois-Rivières. L'homme d'affaires explique aujourd'hui que cette décision repose sur une logique découlant du marché à développer et des services requis pour y arriver.

«C'est juste plus facile que ça se fasse de Montréal, déclare M. Charron. Les demandes pour des franchises viennent principalement du grand Montréal. Pour tout ce qui est de l'administration de l'entreprise: les architectes, les fournisseurs, les départements judiriques pour notre développement aux É.-U., c'est plus facile pour nous.»

Un étage d'un immeuble de la rue Crémazie accueillera le siège social de Planète Poutine. Les quatre employés du bureau, dont deux Trifluviens, vont continuer de travailler pour la compagnie.

Un autre dossier important de cette entreprise demeure la création d'un centre de formation. Le projet avait grandement intéressé les villes de Shawinigan et de Trois-Rivières après que la direction eut fermé son école installée à Drummondville. Ce projet estimé à 500 000 $ doit créer une trentaine d'emplois.

La nouvelle direction de Planète Poutine affirme ne pas avoir pris de décision définitive quant à la localisation du centre de formation. À l'annonce de la transaction, il avait été mentionné que le centre de formation devait ouvrir à Trois-Rivières.

Le dévoilement du projet d'un centre de formation en Mauricie a été fait à l'été 2015, quelques semaines après l'événement organisé par Planète Poutine au centre-ville de Trois-Rivières. Profitant d'un engouement hors de l'ordinaire depuis son lancement en 2012, la compagnie avait cuisiné une gigantesque poutine de 3850 livres, un record mondial.

Benoît Charron est le propriétaire de Planète Poutine.... (Olivier Croteau) - image 2.0

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Benoît Charron est le propriétaire de Planète Poutine.

Olivier Croteau

Nouvelles bannières

Le travail ne semble pas manquer pour Benoît Charron et son équipe. 

En entrevue au Nouvelliste en septembre, le proprio de Planète Poutine avait fait état de belles ambitions quant au développement de sa nouvelle entreprise: 20 nouveaux restos étaient dans la mire québécoise pour l'année à suivre. Ce que M. Charron n'avait pas encore dit, c'est qu'il comptait agrandir le réseau avec des bannières et des mets complémentaires. Les burritos, la cuisine thaï et les salades santé accompagnent dorénavant la célèbre poutine dans l'offre de franchises du groupe.

«On a vendu 10 franchises de Planète Burrito, Planète Thaï et Planète Laitue dans la grande région de Montréal depuis l'acquisition. L'objectif est de faire venir les clients à nos restaurants plus souvent chaque semaine.»

La compagnie continue d'offrir des franchises Planète Poutine, mais souhaite combiner environ 25 % de son réseau avec un deuxième resto lorsque l'espace le permet. Le commerce deviendra un genre de mini foire alimentaire où les clients auront un choix plus varié de menus.

La direction de Planète Poutine poursuit ses activités dans le but de développer le marché américain. Selon M. Charron, une vingtaine de promoteurs sérieux sont intéressés par le concept. L'objectif est d'ouvrir une dizaine de Planète Poutine aux États-Unis au cours de 2016.

«On a une bonne progression. La compagnie est en bonne santé. On est professionnel, on a fait des investissements majeurs en publicité, on a une vision à long terme, les franchisés sont contents. L'objectif est d'avoir 200 restaurants d'ici quatre ans», raconte M. Charron.

Le cofondateur de Planète Poutine, Yves Junior Boissonneault.... (François Gervais) - image 3.0

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Le cofondateur de Planète Poutine, Yves Junior Boissonneault.

François Gervais

Conflit avec Boissonneault?

Il semble que la transaction survenue l'automne dernier entre Benoît Charron et Yves Junior Boissonneault ne se serait pas totalement passée comme prévu. Des dettes de plusieurs centaines de milliers de dollars pour différents services professionnels impayés auraient été laissées par l'ancien propriétaire.

«Certains éléments de la transaction se sont avérés différents de ce qui nous avait été initialement présenté. Dans nos efforts de redressement de la bannière, nous avons dû adresser certaines situations qui découlaient de l'ancienne administration. Au cours des derniers mois, nous avons réinvesti massivement, mis en place une nouvelle équipe de direction et pris tous les moyens nécessaires pour soutenir notre croissance», raconte Benoît Charron.

Yves Junior Boissonneault ne voit aucun litige dans ce dossier. L'ex-propriétaire assure que la transaction s'est déroulée dans l'ordre comme cela se fait ailleurs dans le milieu des affaires.

«M. Charron a acheté le 10 septembre, mais rétroactivement au 1er septembre. On n'a pas eu le temps de tout régler, mais on a laissé dans le compte de la compagnie l'argent pour tout payer. Il n'y a pas d'arnaque», assure M. Boissonneault.

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