Un inspirant bouquet de Roses pour une bonne cause

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De gauche à droite: la Dre Chantal Guimont, co-fondatrice des Roses, le maire de Shawinigan, Michel Angers, Marie-Josée Gervais, cofondatrice des Roses et Valérie Therrien de Parcs Canada.

Sylvain Mayer

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Elles vont pleurer, vouloir démissionner, souffrir, aller au-delà de leurs limites, mais à la fin, elles vont triompher et sortir de leur expérience avec le plus beau des trophées: la fierté.

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Tout un bouquet de Roses prêtes à relever des défis. À l'avant, les deux co-fondatrices, la Dre Chantal Guimont et Marie-Josée Gervais entourant Michel Angers, maire de Shawinigan et fier supporter.

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Pas moins de 275 femmes des quatre coins du Québec se sont inscrites, cette année, aux fameux Défis des Roses du Parc national de la Mauricie qui se tiendront du 23 au 25 septembre dans le cadre de la dixième édition des Défis du Parc réunissant plus de 5000 participants.

On parle désormais de défis au pluriel, pour les Roses, parce qu'en plus du trajet de 105 km à vélo en deux jours parsemé de 44 côtes et suivi de 5 km de course à pied, les participantes pourront plutôt privilégier une nouvelle épreuve de 30 km de course à pied en sentiers forestiers.

«Le vélo n'est peut-être pas accessible à toutes les femmes. La course à pied est un beau complément», explique Marie-Josée Gervais, cofondatrice des Roses avec la Dre Chantal Guimont.

Il faut rappeler ici que les participantes ne sont nullement des athlètes. La plupart partent de zéro en n'ont jamais fait d'entraînement physique de leur vie. L'idée du mouvement des Roses, c'est justement d'aider les femmes à se mettre en forme et à déteindre sur leur entourage immédiat.

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La moitié des participantes proviennent de l'extérieur de la région, cette année, dont un important contingent de la Beauce.

Sylvain Mayer

La moitié des participantes, cette année, proviennent de l'extérieur, dont une trentaine de Québec. France Légaré, 53 ans, qui provient de la Vieille Capitale, a choisi l'épreuve cycliste. Pour elle, il s'agit d'une deuxième participation. «Cette année, il y a 5 kilomètres de course qui s'ajoutent. Moi, je n'ai jamais couru», dit-elle, prête à se lancer quand même et confiante qu'elle sera bien encadrée pour réussir.

«Le dépassement et le sentiment d'avoir une gang qui nous encourage», voilà ce qui motive Manon Couturier, elle aussi de Québec. À 50 ans, elle en est également à sa deuxième participation. Elles assistait à la conférence de presse de vendredi avec quatre autres Roses de Québec âgées de 20, 22, 30 et 62 ans. «On a des femmes de tous les âges qui se remettent en forme pour différentes raisons», dit-elle.

Tout au long de l'entraînement qu'il faudra faire «il y aura des moments difficiles. Des fois, ce sont des problèmes personnels, des fois ce sont des problèmes de santé ou des problèmes de découragement. Mais on a 275 femmes qui nous encouragent», fait-elle valoir.

France Dallaire de Trois-Rivières, 54 ans, a trouvé le défi très difficile, l'an dernier. Comme la très grande majorité des nouvelles recrues, lorsqu'elle a terminé l'épreuve elle s'était promis de ne jamais refaire une chose comme ça. «Mais c'est comme un accouchement. Une semaine après, j'étais prête à recommencer», dit-elle.

«Ça nous fait grandir en tant que personne», dit-elle en énumérant tous les bénéfices: effet de groupe, solidarité, dépassement de soi, amitiés, sentiment d'appartenance sans compter les bénéfices pour la santé.

Quand on lui demande si elle a déjà voulu lâcher durant ce difficile cheminement, elle répond: «Oui, la première journée.» C'est une autre Rose qui l'a alors soutenue de sorte qu'elle n'a finalement plus jamais eu envie de lâcher.

Sonia Giroux de Trois-Rivières n'est pas une adepte de la course à pied. Pourtant, elle entend choisir le volet 30 km en sentiers boisés. «Je vais suivre les conseils des entraîneurs», dit-elle, afin de contourner quelques petits problèmes aux genoux qu'elle entend bien surmonter.

«L'objectif ultime du Défi des Roses est de rendre les femmes en forme», explique la cofondatrice, Marie-Josée Gervais.

Les Roses profiteront toutefois de leur participation pour amasser aussi des fonds pour la recherche en santé mentale.

La Fondation de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas en sera la bénéficiaire. Cette année, les Roses espèrent amasser 100 000 $.

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