Des glaces à risque

Les glaces au nord du quai de Sainte-Angèle-de-Laval... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les glaces au nord du quai de Sainte-Angèle-de-Laval présentent le risque de se détacher.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Bécancour) Le risque de détachement des glaces au large du quai du secteur de Sainte-Angèle-de-Laval à Bécancour a incité les autorités à évacuer les amateurs de pêche blanche, mercredi matin.

Durant de récentes opérations de surveillance, la Garde côtière a constaté plusieurs fissures importantes dans la glace au nord de ce quai. De plus, le couvert de glace sur le fleuve s'amincit à cet endroit.

La situation a amené la Sécurité civile à intervenir sur les lieux afin que les pêcheurs installés plus au nord du quai reviennent près de la berge. Moins de 10 pêcheurs se sont déplacés à un endroit plus sûr: la section à l'est du quai ne présente pas de fissures et offre une bonne épaisseur de glace.

«La situation inquiète la Garde côtière lorsqu'elle voit des bateaux circuler à cet endroit et des pêcheurs. La Garde côtière a vu des plaques de glace qui se détachaient. On a prévenu rapidement la Municipalité de Bécancour et le service incendie a avisé les gens sur place afin qu'ils ne puissent pas être près des grosses fissures», commente Sébastien Doire, directeur régional de la Sécurité civile.

La Sûreté du Québec a été appelée en assistance pour cette opération qui s'est déroulée sans heurt. De plus, un ruban a été installé afin de délimiter la zone dangereuse sur le fleuve.

«Le courant est important dans le fleuve, les bateaux qui passent ne sont pas petits et ça crée de grosses vagues. Ça ne prend pas grand-chose pour que les glaces se détachent», ajoute M. Doire.

Les propriétaires de cabanes à pêche installées dans la zone à risque ont été avisés de les récupérer afin d'éviter qu'elles ne dérivent comme cela avait été le cas il y a quelques années.

Cette mesure de sécurité est en vigueur pour une durée indéterminée.

Les autorités vont continuer de surveiller la situation qui va évoluer selon les caprices de Dame Nature.

Annonciateur de la prochaine crue des eaux?

L'arrivée tardive d'un hiver assez doux explique cette situation sur le fleuve, d'autant plus que le courant demeure fort. Il est toutefois trop tôt pour prédire l'impact d'un tel hiver sur la crue des eaux printanières.

«Si ça continue comme ça, avec peu de neige et du beau temps, ça aide à une fonte tranquille. On souhaite avoir une autre année tranquille. Mais on est encore loin de mars et d'avril. On ne sait jamais comment ça peut changer: on peut avoir un mois de février froid et avec de la neige. On ne sait pas ce qui peut arriver», conclut M. Doire.

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