Manque de neige: le Défi Mauricie remis à la fin février

Le président du Défi-Mauricie, Jean-Claude Milot, montre ici... (Sylvain Mayer)

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Le président du Défi-Mauricie, Jean-Claude Milot, montre ici le mauvais état des pistes.

Sylvain Mayer

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Saint-Luc-de-Vincennes) L'absence de neige en Mauricie cette année oblige le report du Défi Mauricie dont la dixième édition était prévue les 30 et 31 janvier.

Le président du comité organisateur et maire de Saint-Luc-de-Vincennes, Jean-Claude Milot, indique que les courses ont été reportées aux 27 et 28 février. «C'est la pire année qu'on a eue pour les courses. Il n'y a pas de neige», dit-il.

Ce dernier observe avec désolation les champs qui servent chaque année de piste de course à plus de 80 équipes de meneurs de chiens. «On voit encore la terre à bien des endroits», déplore-t-il.

Environnement Canada ne prévoit que 2 à 4 centimètres de neige, mardi, incluant des épisodes de pluie et un maximum de 3 degrés au-dessus du point de congélation, bref, rien pour arranger les choses.

«Il faut au moins un pied de neige (30 centimètres) de plus» pour que les courses puissent se dérouler et pour apprêter les pistes adéquatement, assure M. Milot.

L'organisation du Défi Mauricie est donc résolue à attendre un mois en espérant que Dame Nature coopère. Cette année, indique Jean-Claude Milot, «tout le monde est inquiet».

Habituellement, dit-il, des équipes de chiens de traîneaux arrivent des États-Unis «et on en a déjà eu d'Allemagne et de Norvège. Cette année, je ne le sais pas du tout. Les gens ne s'inscrivent pas. On ne sait pas qui va venir. Au Québec, il n'y a eu aucune course. Il n'y a pas assez de neige, juste de la glace. Ce sont de très mauvaises conditions. C'est la première fois qu'on voit ça.»

Si jamais la neige n'est pas au rendez-vous d'ici la fin de février, l'organisation devra tout simplement annuler l'événement, indique M. Milot. Ce dernier préfère toutefois rester optimiste.

«C'est sûr qu'il va y avoir de la neige les 27 et 28 février», dit-il en touchant du bois.

Si Mère Nature coopère, entre 80 et 85 équipes de meneurs de chiens se feront compétition sur les terres agricoles de Saint-Luc-de-Vincennes, de Sainte-Geneviève-de-Batiscan et de Saint-Narcisse.

Pour la première fois, une classe à huit chiens, impliquant donc une course de huit milles (12 kilomètres), se rajoute à la classe à six chiens (six milles ou 9,6 kilomètres) et à la classe ouverte avec un nombre illimité de chiens et 15 milles (24 kilomètres) à franchir.

Les pistes sont principalement dans les champs et non dans les forêts.

Selon le maire Milot, la compétition de Saint-Luc-de-Vincennes est «la plus populaire» au Québec. «C'est nous qui avons toujours le plus de coureurs et c'est une très belle piste», assure-t-il. «C'est fait par les employés de Claude Bellerive avec la même machine qui ouvre les pistes de motoneige», dit-il.

Cette année, vu l'état de la neige, l'organisation n'a pas cru bon de reconduire la nouvelle activité de ski attelé, comme l'an dernier. «On ne sait pas encore si l'on va en faire une. On va savoir ça d'ici une couple de semaines, s'il y a de la neige», fait valoir Jean-Claude Milot. «On risque de manquer de temps», ajoute-t-il.

Notons que le Défi Mauricie figure au calendrier de l'International Federation of Sleddog Sports. Cette année, 13 000 $ seront remis en bourses aux participants du Défi Mauricie.

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