Classique hivernale: du beau temps et des sourires

Les Barons du Cap-de-la-Madeleine, novice B, ont participé... (Olivier Croteau)

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Les Barons du Cap-de-la-Madeleine, novice B, ont participé à la première Classique hivernale Le Prix du Gros.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Le froid n'a pas arrêté la volonté des jeunes joueurs de hockey et des organisateurs lors de la première fin de semaine de la Classique hivernale Le Prix du Gros. Un total de 26 équipes se sont succédé sur la patinoire aménagée en bordure de la rue Réal-Proulx.

Des jeunes de cinq à dix ans ont sauté sur la patinoire dont la qualité de la glace était excellente, selon les entraîneurs rencontrés. Il faut dire qu'avec la présence d'une resurfaceuse, les enfants ont eu droit à des conditions auxquelles ils n'ont pas droit sur leur patinoire de quartier.

«J'ai trouvé ça vraiment intéressant. Quand ils ont su que nous étions sélectionnés, les joueurs étaient contents. Ils avaient hâte de vivre ça. La glace est belle, je n'ai rien à redire. Merci aux organisateurs. On souhaite que ça revienne, pour que d'autres jeunes puissent vivre ça», soulignait l'entraîneur des Barons du Cap-de-la-Madeleine novice B, Martin Vallerand.

Certains gardiens ont même imité leurs idoles en enfilant la tuque par-dessus leur masque, à la José Théodore. Aux abords de la patinoire, une estrade temporaire avait été aménagée, en plus d'un foyer. Les parents avaient toutefois, pour la plupart, élu domicile aux abords des bandes, probablement parce que se tenir debout permet de se réchauffer plus rapidement. Guillaume Lécuyer, dont le fils évolue pour les Castors de Saint-Tite, n'avait que de bons mots pour les organisateurs.

«Ils ont fait un bon travail. C'est sûr qu'ils en tirent de la visibilité, mais ça prend du monde comme ça, qui s'implique, pour faire quelque chose de dynamique en région. C'est une expérience unique. On ne s'attendait pas à voir quelque chose comme à Saint-Tite l'an passé (la Classique hivernale des Cataractes), mais pour quelque chose à but non lucratif, c'est parfait. Avec des roulottes chauffées, une zamboni, la patinoire et les estrades, c'est parfait.»

Les Castors se sont inclinés par la marque de 6-4 face aux Barons lors de leur affrontement, samedi matin, mais tout le monde avait le sourire au visage après la rencontre. Benjamin Martel, qui campe le rôle d'assistant au capitaine chez les Castors, allait en garder un beau souvenir.

«C'était vraiment le fun de jouer dehors et de faire une classique. Je n'ai pas dormi beaucoup la nuit passée. J'avais hâte de voir si la patinoire allait bien aller et si on allait gagner.»

Autour de la glace, Benoît Dusablon et son équipe n'ont pas chômé afin de s'assurer que les jeunes disputent leur rencontre dans les meilleures conditions. Le directeur général du Prix du Gros, et ancien des Rangers de New York, ne regrettait pas de s'être lancé dans cette aventure dont les coûts oscillent entre 30 000 et 50 000 $.

«Ç'a été beaucoup d'ouvrage, mais je pense que les gens ont aimé, dit-il. Ce sont des petits bonshommes entre cinq et dix ans qu'on touche. Même mon gars va jouer la semaine prochaine. Nous avons acheté une petite coupe Stanley. Lorsque je l'ai apportée sur le banc, un jeune m'a regardé en me demandant si c'était le trophée pour les gagnants. Je lui ai dit que les deux équipes gagnent.»

M. Dusablon prévoit d'ailleurs que l'organisation d'une deuxième classique, l'an prochain, pourrait être plus simple.

«Ça va être amélioré l'an prochain si on décide de la refaire parce que nos concessions (automobiles) vont être bâties. Nous allons avoir de l'eau, l'électricité et le chauffage, ce que nous n'avions pas cette année, ce qui a rendu le tout difficile.»

Des souvenirs d'antan

Parmi les spectateurs se trouvait André Bergeron, qui a vu son fils Marc-André grandir sur les surfaces glacées. Encore un habitué des arénas de la région à 67 ans, ce sont toutefois les souvenirs de son plus jeune temps qui ont été ravivés par cette première classique.

«Ça rappelle le hockey de paroisse. Ils ont acheté une resurfaceuse, alors que nous à l'époque, il fallait passer la gratte entre les périodes! En plus on gelait des pieds, nous n'avions pas les patins qu'ils ont. C'est bon pour les jeunes, ce n'est pas la même chose que jouer à l'intérieur. Le Colisée, je n'y ai jamais joué, c'était des patinoires comme ça. Les jeunes vont se souvenir de ça pour longtemps. C'est réellement beau à voir.»

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