Michel Angers saisit mal les craintes

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Michel Angers

Olivier Croteau

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le maire de Shawinigan, Michel Angers, se serait évidemment bien passé de cette nouvelle opposition à un projet de développement qui met les bâtons dans les roues de promoteurs que la Ville avait réussi à arracher à Salaberry-de-Valleyfield. À terme, Nemaska Lithium doit créer environ 150 emplois.

«Un autre cas surprenant du phénomène du pas dans ma cour», laisse-t-il tomber. «Une papeterie était là depuis 128 ans. Nous réussissons à trouver une entreprise porteuse pour l'avenir, d'une nouvelle génération, qui ne fait pas de pollution, pas de rejet, pas de fumée. Tout ça est contrôlé! Aujourd'hui, c'est impossible de construire les usines du passé.»

M. Angers fait remarquer que des citoyens qui s'installent autour d'une papeterie ne peuvent quand même pas feindre d'ignorer les inconvénients de se retrouver près d'une usine.

«Je suis toujours surpris de voir que dans un environnement industriel, des gens, pour des raisons obscures, décident de faire campagne pour éviter ces implantations», fait-il remarquer. «On n'est pas en plein milieu du centre-ville! On est dans le trou d'une ancienne usine exploitée pendant 128 ans.»

«Il faut toujours faire attention à la désinformation», ajoute le maire. «On peut bien affirmer qu'il y aura des rejets et que ça va polluer la ville au complet, mais ce n'est pas vrai! Jamais le ministère de l'Environnement ne les laisserait faire, ne les laisserait construire quelque chose en ce sens.»

«La dernière chose qu'on va faire, c'est mettre la sécurité des citoyens en jeu. Nous avons une orientation claire en développement durable. Nous sommes loin de vouloir prendre des chances avec quoi que ce soit. Je suis toujours déçu de voir que des gens utilisent des arguments qui ne sont pas vérifiés, sous de faux prétextes.»

M. Angers semble déterminé à se rendre au scrutin référendaire pour assurer la continuité du projet de Nemaska Lithium, si le nombre minimal de 68 signatures au registre est atteint le 1er février.

«C'est sûr qu'on va aller au bout du processus», annonce-t-il. «Dans tous les cas où ça vaut le coup, qu'on parle de développement économique, de création d'emplois, on n'hésitera pas.»

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