Saint-Jean-des-Piles: le développement équestre pourra aller de l'avant

Une tonne de pression est tombée des épaules... (Stéphane Lessard)

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Une tonne de pression est tombée des épaules de Jean Cloutier hier, lorsqu'il a appris que le projet de développement récréotouristique de Saint-Jean-des-Piles avait franchi de justesse l'étape de la tenue de registre.

Stéphane Lessard

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La première phase du projet de développement équestre du secteur Saint-Jean-des-Piles, tout près de l'entrée du Parc national de la Mauricie, pourra finalement débuter cette année.

Après vérification, 17 demandes valides ont été confirmées lors de la procédure d'enregistrement tenue jeudi à l'hôtel de ville de Shawinigan, alors qu'il en fallait 19 pour provoquer un scrutin référendaire ou forcer le conseil municipal à cesser le processus d'adoption du projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble. La résolution est donc réputée approuvée par les personnes habiles à voter.

Une excellente nouvelle pour le Groupe Terrestria, convient son porte-parole, Jean Cloutier, qui n'a pas passé la meilleure nuit de sa vie après le dévoilement des résultats préliminaires de cette procédure, en début de soirée jeudi. À ce moment, 19 signatures avaient été obtenues, soit le minimum requis pour pousser la consultation à l'ultime étape. La conformité d'une personne représentant une société en nom collectif devait toutefois être vérifiée avant de confirmer quoi que ce soit.

Or, en analysant chaque signataire, le greffe a constaté que deux copropriétaires d'un immeuble ne répondaient pas à un critère pour être considérés comme des personnes habiles à voter, soit d'être domicilié dans le secteur concerné depuis au moins 12 mois au 6 octobre 2015. En conséquence, la vérification du représentant de la société en nom collectif ne devenait plus nécessaire.

M. Cloutier avait le coeur plus léger, hier après-midi, pour commenter cet heureux dénouement.

«Il y a de l'argent, là-dedans», explique-t-il. «Nous avons planifié entreprendre la construction au printemps ou au début de l'été, pour finir à l'hiver. Si on avait été décalé d'un an, ça représentait des centaines de milliers de dollars de pertes. Les gens qui regardent aller les projets pensent que ça arrive avec l'air du temps, mais ce n'est pas tout à fait ça!»

«Nous étions assez nerveux», confie M. Cloutier. «On se demandait si on n'avait pas mis tout cet argent pour rien. Quand des gens s'objectent, c'est soit qu'ils sont négatifs, soit que nous avons mal expliqué, il me semble. J'ose croire qu'on l'avait mal expliqué, parce que je ne vois pas en quoi ça puisse déranger qui que ce soit!»

Malgré ces sueurs froides, le porte-parole des investisseurs croit bien que la grande majorité de la population de Saint-Jean-des-Piles appuie ce développement touristique.

«Lors de la réunion d'information, il y a avait une centaine de personnes dans la salle», se remémore-t-il. «Quand le maire a demandé si les gens étaient en faveur, c'était extraordinaire la réponse qui avait été donnée. Les gens applaudissaient, ils étaient contents, ils voulaient nous parler et s'intégrer au projet. Quand le maire a demandé si des gens étaient contre, pas une seule voix ne s'est manifestée. C'était gênant, parce que la grande majorité était pour le projet. Nous allons travailler avec ceux qui veulent être avec nous. On s'en va à Saint-Jean-des-Piles!»

Le maire Michel Angers était bien heureux de ce nouveau dénouement dans ce dossier, lui qui estimait que la grande majorité de la population était en faveur de ce dossier.

«Je suis extrêmement heureux. Ça prend un nombre si peu élevé de citoyens pour demander un référendum. Les projets de 45 M$, ça ne courre pas les rues. Dans le contexte actuel, de pouvoir épargner sur les coûts reliés à un référendum, c'est une victoire pour les citoyens.»

La première phase, estimée à une vingtaine de millions de dollars, comprend la construction d'une auberge, de résidences de tourisme, l'aménagement d'une zone équestre et des sentiers récréatifs. Des chemins ont déjà été conçus pour la phase 2, en face du lac Olscamp, mais la construction du majestueux hôtel prévu au sommet ne se matérialisera pas avant quelques années. Rappelons que des investissements totaux d'au moins 45 millions de dollars sont anticipés si le Groupe Terrestria réalise l'ensemble de son plan.

«Dès lundi, on pourra commencer à signer des contrats pour le plan directeur de développement, le plan d'affaires et d'architecture», énumère M. Cloutier. «On verra apparaître d'abord l'auberge et presque en même temps, le centre équestre.»

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