Des investissements de 1,8 million $ chez Synapse électronique

Plusieurs partenaires tenaient à souligner l'investissement chez Synapse... (François Gervais)

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Plusieurs partenaires tenaient à souligner l'investissement chez Synapse électronique, mercredi matin. De gauche à droite, il s'agit de Pierre Lacoursière (directeur régional, Développement économique Canada), Julie Boulet (députée de Laviolette), Michel Angers (maire de Shawinigan) et Luc Gélinas (directeur général et fondateur).

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les besoins de Synapse électronique pour soutenir sa croissance depuis bientôt 14 ans ont trouvé écho à Québec et à Ottawa qui ont confirmé, mercredi matin, des aides financières totalisant tout près de 800 000 $ pour soutenir des investissements de 1,4 million $. Cet effet de levier entraînera un montant supplémentaire de 400 000 $ pour le développement de produits au cours des 18 prochains mois, portant ainsi l'effort à 1,8 million $.

Cette bonne nouvelle a évidemment été soulignée mercredi matin, au deuxième étage de cette entreprise du secteur Grand-Mère fraîchement transformé en salle d'entraînement et de visionnement. Un symbole fort pour la députée de Laviolette, Julie Boulet, pour qui l'évolution de sa carrière politique s'est déroulée parallèlement à celle de Synapse électronique. Pour le maire de Shawinigan également, puisque cette PME illustre parfaitement le type d'adrénaline entrepreneurial que Michel Angers souhaite injecter à sa population.

Le député de Saint-Maurice - Champlain, François-Philippe Champagne, n'a pu se déplacer pour cet événement. Par communiqué, il a tenu à souligner le caractère innovateur de ce «fleuron mauricien».

Pierre Lacoursière, directeur régional pour la Mauricie chez Développement économique Canada, a annoncé l'octroi d'un prêt de 450 000 $ provenant du Programme de développement économique du Québec. À cette somme, le gouvernement provincial ajoute une autre contribution remboursable de 300 000 $ du Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie, de même qu'une subvention de 49 075 $ du Programme Exportation.

Pour Luc Gélinas, fondateur de Synapse électronique et directeur général, ces montants aideront à poursuivre la croissance de cette entreprise spécialisée dans la conception, la fabrication et l'assemblage de contrôles électroniques et électromécaniques, notamment des thermostats.

«Sans contributions, ce type de projet ne pourrait voir le jour dans une entreprise comme la nôtre», convient-il. «Nous avons une capacité de réinjection qui est limitée. Ce sont des leviers incroyables. Ça fait la différence entre un projet de 1,4 million $ et le simple entretien de nos appareils en attendant de les bonifier.»

Le projet consiste en l'acquisition de plusieurs robots pour faire de l'entreprise un leader de l'intégration. En fait, M. Gélinas s'attend à se procurer une vingtaine d'équipements divers pour améliorer sa production. L'embauche d'un directeur des ventes pour les États-Unis et l'Ontario est comprise dans le projet d'investissement.

Le budget inclut un montant de 1 137 500 $ pour les équipements de production, 202 750 $ pour la commercialisation et 58 000 $ pour l'adaptation des locaux.

Aux 58 emplois actuels, Synapse électronique ajoutera 13 nouveaux postes d'ici un an et demi. M. Gélinas croit que 90 personnes travailleront avec lui dans un horizon de cinq ans.

«C'est une entreprise innovante avec des dirigeants qui ont une vision, de l'audace, du courage et de la détermination», encense Mme Boulet, élue pour la première fois en octobre 2001, un an avant la fondation de Synapse électronique. «Je les ai vus démarrer et grandir et aujourd'hui, je suis très fière du chemin qu'ils ont parcouru.»

Impact du dollar

La descente en vrille du dollar canadien pourrait inciter Synapse électronique à développer le marché américain, qui représente actuellement moins de 5 % de son chiffre d'affaires.

«Nous avons tenté une percée aux États-Unis il y a deux ans et nous avons gardé trois clients actifs», précise M. Gélinas. 

«C'est une réalité différente. Notre marché est très concentré au Québec, en Ontario et dans les Maritimes. Pour donner le même service (aux États-Unis), il fallait s'adapter. Nous avons donc pris un pas de recul et l'investissement permettra de structurer l'entreprise pour affronter ce marché.»

Par contre, les équipements doivent être acquis en dollars américains et sur ce plan, l'entreprise doit revoir ses estimations. 

Lorsqu'il a présenté son projet l'été dernier, le huard valait 0,81 $US. Il a clôturé hier à 0,69 $US, une chute de 15 % en six mois qui grève les acquisitions au sud de la frontière.

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