Yves Lévesque sera consulté en prévision du budget fédéral

Le maire Yves Lévesque.... (Stéphane Lessard)

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Le maire Yves Lévesque.

Stéphane Lessard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Absent des consultations prébudgétaires fédérales pourtant menées le 13 janvier dernier dans sa ville, faute d'avoir reçu l'invitation, le maire Yves Lévesque aura l'occasion de se reprendre mardi lors d'une rencontre privée avec le secrétaire parlementaire du ministre des Finances, François-Philippe Champagne.

«C'est une affaire administrative, un malentendu sur les invitations et le système de confirmation», a justifié, lundi, le député de Saint-Maurice-Champlain.

Celui-ci a rappelé qu'il est important d'avoir toutes les voix de la région en vue du premier budget fédéral du gouvernement Trudeau.

«C'est important d'avoir les enjeux prioritaires du maire de la métropole régionale, Trois-Rivières étant la ville la plus importante de mon comté. On veut vraiment se rencontrer. Il y a des enjeux importants qu'on doit discuter», souligne celui qui revient de Yellowknife, dans le cadre de sa tournée.

Lors de la rencontre de mardi, prévue en après-midi à l'hôtel de ville, l'organisme Innovation et Développement économique Trois-Rivières devrait y être représenté.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, n'est pas fâché de ne pas avoir participé à la rencontre de la semaine passée. Il avoue qu'il aura maintenant une rencontre en tête-à-tête avec le secrétaire parlementaire aux Finances.

«Nous n'avons pas eu d'invitation. François-Philippe Champagne était vraiment désolé de la situation. Mais en même temps, c'est un avantage. On va l'avoir entièrement pour nous autres», souligne-t-il.

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François-Philippe Champagne

François Gervais

Parmi les sujets qui seront abordés par les deux hommes, il y aura assurément l'épineux dossier de la pyrrhotite ainsi que les programmes d'infrastructures et de l'aéroport de Trois-Rivières. Yves Lévesque fonde de grands espoirs envers François-Philippe Champagne. Il estime qu'il est l'homme tout désigné pour faire part des préoccupations de la région et de Trois-Rivières auprès du premier ministre du Canada, Justin Trudeau. 

«Si le gouvernement fédéral fait des consultations prébudgétaires, j'espère qu'il va prendre en considération ce que nous allons dire», soutient le maire.

La promesse de Justin Trudeau d'aider les victimes de la pyrrhotite lors de la dernière campagne électorale, deux fois plutôt qu'une, est de bon augure, estime Yves Lévesque. Le premier magistrat croit bien que le gouvernement fédéral va prendre ses responsabilités pour aider les victimes de ce vice de construction qui affecte des milliers de bâtiments. «François-Philippe Champagne est au pouvoir et c'est un homme capable de défendre ses dossiers. [...] Et le premier ministre s'est engagé à deux reprises qu'il allait être au rendez-vous», affirme le maire. 

«Avec le montant d'argent que le gouvernement veut mettre dans les infrastructures, c'est une bagatelle [aider les victimes de la pyrrhotite]. La pyrrhotite devrait être un sujet priorisé.» 

Rappelons que la semaine dernière, les maires de Shawinigan et La Tuque figuraient parmi la vingtaine de participants aux consultations prébudgétaires, qui provenaient également du monde culturel, économique, municipal et autochtone. 

D'abord, Michel Angers avait plaidé pour un financement fédéral du développement économique qui incombe dorénavant à sa ville. En ce sens, il avait sensibilisé le député Champagne sur les innovations «qui ne rentrent pas dans les programmes actuels».

En plus d'aborder la question du centre des données fiscales qui compte «1000 emplois en période de pointe», le maire de Shawinigan n'avait pas manqué de réclamer un investissement fédéral dans les infrastructures municipales.

Ensuite, Normand Beaudoin avait profité de l'occasion pour parler, entre autres, de l'absence de téléphonie cellulaire sur la route 155 et de sa nécessité. Et le maire de La Tuque avait finalement abordé «les droits compensatoires pour la forêt» et les infrastructures municipales d'eau et d'égout pour lesquelles il estime à 50 millions de dollars les besoins.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

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