Lac-Mégantic: Angers invité pour inspirer la communauté

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Durement touchée par la tragédie ferroviaire de juillet 2013, la Municipalité de Lac-Mégantic tentera de s'inspirer des paroles et des exemples du maire de Shawinigan lors d'une rencontre le 30 janvier.

La Presse

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La capacité de résilience des Shawiniganais procure l'inspiration à une communauté qui pourrait elle-même être citée en exemple à la suite d'un événement autrement plus dramatique qu'une fermeture d'usine. Le 30 janvier, Michel Angers se rendra à Lac-Mégantic pour raconter comment sa population a roulé avec les coups au cours des dernières années.

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Michel Angers

Olivier Croteau

Le maire de Shawinigan est invité par le Bureau de reconstruction du centre-ville de Lac-Mégantic pour le lancement officiel des activités de ce nouvel organisme qui, dans les faits, existe depuis l'automne. Son mandat consiste à accueillir et stimuler des projets pour rebâtir cette communauté à la suite de la catastrophe du 6 juillet 2013, où l'explosion d'un convoi pétrolier fou a entraîné 47 personnes dans la mort, en plus de causer d'inestimables dommages.

Stéphane Lavallée, directeur du nouveau bureau, a rencontré M. Angers l'automne dernier, lors d'une activité organisée par le Réseau des villes francophones et francophiles d'Amérique, à Québec. Le maire de Shawinigan est souvent invité à diverses tribunes pour parler de diversification économique, du Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins et de fierté. Il semble que Lac-Mégantic souhaite entendre son message.

«Dans le cadre de notre ouverture officielle, nous invitons la population à venir nous rencontrer et on pensait que ce serait intéressant d'avoir un partage d'expérience d'une ville dévitalisée, pour laquelle des actions très positives se tiennent», explique Sonia Dumont, responsable des communications et du marketing pour ce bureau. «Nous avons donc invité M. Angers à venir partager ses expériences.»

«On lit beaucoup sur ce qui se fait à Shawinigan et il existe certaines similarités avec ce que nous vivons à Lac-Mégantic», ajoute-t-elle. «Chez nous, il faut rebâtir, reconstruire mieux, aller plus loin, rebondir. Ça nous rejoint beaucoup, même si les événements sont complètement différents.»

Mme Dumont explique que déjà, le bureau planche sur plusieurs projets et suit l'évolution de quelques autres, particulièrement au centre-ville. Des initiatives privées ou publiques.

«Le bâtiment de la MRC se reconstruit au centre-ville et l'ouverture est prévue au printemps», illustre-t-elle. «Nous avons aussi un projet privé de spa urbain qui devrait démarrer au printemps. Un projet d'hôtel et de salle de congrès est aussi en cours. La décontamination a été complétée à l'automne, donc nous sommes prêts à nous lancer!»

Aucun autre conférencier n'est prévu lors de cette activité d'inauguration, qui se déroulera à la gare patrimoniale de l'endroit.

Mobilisateur

Lorsque Michel Angers a été élu pour la première fois en 2009, AbitibiBowater venait d'abandonner l'usine Belgo. Les arrêts de production à l'usine Laurentide et à l'aluminerie de Rio Tinto Alcan ont mis les derniers clous au glorieux passé industriel shawiniganais.

«Notre catastrophe économique s'est étirée sur plusieurs années», explique le maire. «Notre niveau de résilience, ce que nous avons fait pour nous relever, ça attire la curiosité. Je vais aller leur parler de ça. Ils veulent le témoignage d'autres villes qui ont vécu des situations économiques difficiles et qui se sont relevées en se fixant des objectifs.»

Vendeur acharné de Shawinigan, le maire s'est surtout fait remarquer par sa capacité à mobiliser les citoyens. 

«Ici, plus personne ne baisse la tête», se réjouit-il. «Est-ce que la Coupe Memorial et les Jeux du Québec y ont été pour quelque chose? Très certainement! En 2012, nous avons vécu une grosse année. Il va toujours y avoir des personnes qui vont voir le verre à moitié vide, mais la plupart des gens le voient à moitié plein et ont confiance en l'avenir. Mon travail, comme mobilisateur, c'est de m'assurer que les gens continuent à avoir confiance en l'avenir. Tout ce qu'on tente de faire, c'est de nous repositionner sur l'échiquier de l'emploi au Québec. Un changement de vocation économique, c'est un processus d'au moins une dizaine d'années. On est là-dedans!»

M. Angers sait bien que, localement, des gens peuvent s'impatienter au sujet de certaines orientations, de certains investissements qui peuvent prêter le flanc à la critique. «Je souhaite seulement que notre population saisisse bien le grand virage qu'on met en place, qu'elle fasse confiance au conseil municipal. On sait exactement où on s'en va.»

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