Coqueluche: une tendance à la baisse

La docteure Danièle Samson.... (François Gervais)

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La docteure Danièle Samson.

François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La coqueluche continue de faire de nouvelles victimes dans la région, celle-ci demeure nettement en tête des régions les plus touchées au Québec, mais la vague serait sur le point de régresser.

Quelque 425 cas ont été répertoriés en Mauricie et au Centre-du-Québec en date du 11 janvier. C'est67 cas de plus qu'au 22 décembre (358 dossiers), dont 14 uniquement en janvier. Mais le nombre de cas est en baisse, une situation observée depuis le dernier mois de 2015.

Soixante-neuf personnes ont reçu le diagnostic au cours des trois premières semaines du mois de décembre. Entre le début et la fin du mois de novembre, 138 nouveaux cas avaient été confirmés.

La docteure Danièle Samson, médecin-conseil à la direction de la santé publique du Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, estime qu'un ralentissement pourrait bien se confirmer. «Il reste des cas à valider, mais je pense qu'on peut voir une tendance à la baisse. C'est l'évolution normale de la maladie. Les gens qui avaient à attraper la coqueluche l'ont attrapée et ceux qui sont vaccinés ne l'attrapent pas. Donc, il y a moins de gens aptes à l'attraper.»

La coqueluche étant une maladie contagieuse, les autorités craignaient qu'elle se propage allégrement durant la dernière période des Fêtes. L'impact des visites familiales et amicales ne pourra être mesuré avant le début du mois de février. «Quand on attrape la coqueluche, dans la majorité des cas, ça prend environ 10 jours avant de se manifester, explique la docteure Samson. Les 10 premiers jours, ça ressemble à un rhume. Si une personne se mouche, elle va penser qu'elle a un rhume. Elle va se mettre à tousser, elle va attendre deux semaines, elle va être tannée de tousser et c'est là qu'elle va consulter. Ça nous mène à la fin du mois de janvier. Début février, on va être fixé. Mais on voit une tendance à la baisse, car ça a commencé en septembre. En juillet et en août, on a eu un total de huit cas. En septembre, on en avait 33.»

Les personnes d'environ 10 ans sont encore la clientèle la plus touchée par la maladie. Les écoles primaires et secondaires sont toujours des lieux propices à la propagation de la coqueluche.

Trois-Rivières demeure l'endroit où on retrouve le plus cas dans la région. Le secteur de Nicolet, Bécancour et Yamaska conserve sa deuxième place. Les secteurs de l'Énergie et de Maskinongé se partagent le troisième rang.

À l'échelle québécoise, la région des Laurentides demeure en deuxième position avec 212 cas. La Capitale-Nationale est troisième avec 60 cas. Le Québec compte 943 cas de coqueluche en date du 11 janvier. En 2015, cette statistique s'élevait à 239.

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