Le Club de golf de Gentilly vendu

Steve Garceau... (Stéphane Lessard)

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Steve Garceau

Stéphane Lessard

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(Bécancour) Même s'il avoue ne pas être un grand joueur de golf, faute de temps, Steve Garceau n'en croit pas moins au potentiel de développement du Club de golf Gentilly, dont les difficultés économiques avaient quasiment sonné le glas de l'institution en décembre dernier. Après avoir fait l'acquisition de l'ancienne école Mont-Bénilde en juin 2015, l'homme d'affaires récidive en acquérant les 18 trous du club de golf du secteur Gentilly et des terrains adjacents. Les amateurs de petite balle blanche peuvent déjà réserver leur tour de jeu pour la saison 2016.

En décembre 2015, les sociétaires du Club de golf de Gentilly, rassemblés autour de la Coopérative de solidarité en développement local de Gentilly, ne voyaient plus la lumière au bout du tunnel tant la situation économique était rendue intenable. Assis sur un actif évalué à près d'un million de dollars, ils en vinrent à la conclusion que la seule solution envisageable était de se départir de ce vaste terrain gazonné, où s'érige un entrepôt de 20 000 pieds carrés. Cet espace, loué jadis par Hydro-Québec en prévision de la remise en norme, finalement avortée, de la centrale nucléaire Gentilly-2, était devenu un boulet de plomb que la Coopérative n'arrivait plus à traîner. Un boulet évalué à 475 000 $ que Steve Garceau compte bien transformer en or.

Dès février prochain, les deux parties doivent parapher définitivement le contrat de vente, issu de négociations qui ont débuté en décembre. Même si quelques menus détails restent encore à peaufiner, entre autres au niveau environnemental et considérant le remboursement de dix ans de taxes municipales, tous se sont entendus sur un prix d'achat. «Il fallait faire vite pour ne pas compromettre la prochaine saison de golf. C'est pour ça qu'on a négocié rapidement», note M. Garceau. Déjà, une dizaine de tournois de golf sont inscrits à l'agenda. «J'ai un directeur général qui s'en vient, avec un bail de cinq ans, parce que je n'ai pas le temps de m'en occuper. Mais je mets tous les pions en place», renchérit-il.

L'homme ne manque pas de vision et croit dur comme fer au développement de sa région natale. Loin de s'en tenir au club de golf, M. Garceau souhaite, d'abord, utiliser le bâtiment comme un entrepôt pour véhicules récréatifs et autres dépositaires. «J'avais un acheteur pour la bâtisse, mais là je suis en train de virer mon fusil d'épaule pour y aller avec de la location. Juste avec les autos et les Wanabago, je suis capable d'aller chercher entre 30 et 40 000 $ par année sur sept mois.J'ai également d'autres projets pour l'entrepôt.»

Quant aux terrains adjacents, prêts à recevoir de nouvelles constructions, M. Garceau caresse l'idée d'y ériger rien de moins qu'un nouveau quartier hors du commun, composé de maisons à la fine pointe des nouvelles technologies et des approches écologiques respectueuses de l'environnement. Une nouveauté qui pourrait attirer les regards et, espère-t-il, les propriétaires potentiels.

«Ce que je veux développer, ce sont les quinze terrains qui sont collés sur le club de golf, sur l'avenue des Oiselets. Je regarde également la possibilité de déplacer le champ de pratique où plus de vingt terrains sont également bâtissables. En tout, 35 maisons seraient bâties autour du golf. Je regarde actuellement les projets de maisons écologiques, c'est dans les airs. Il y a quelque chose qui va se passer avec ça», avertit M. Garceau. «J'aimerais construire quelque chose en lien avec l'environnement et le golf.»

Originaire du secteur deSaint-Grégoire, M. Garceau est convaincu du potentiel économique de Bécancour. «L'objectif c'est de changer le visage de ce coin-là. Je sais que ça va grossir dans ce coin-là. Gentilly a un bel avenir devant lui. Je suis convaincu qu'il va y avoir du monde qui vont s'en aller-là. Je suis certain que ça va se développer. Le monde est un peu découragé en écoutant les nouvelles, mais je suis convaincu que l'endroit est propiceau développement. Je ne suis pas inquiet du tout», conclut l'homme d'affaires.

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