Trois-Rivières sur Saint-Laurent: «Ça va être de grosses lettres»

Installées sous le porte-à-faux qui fait face au... (Olivier Croteau)

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Installées sous le porte-à-faux qui fait face au fleuve, les lettres, mesurant chacune plus de 6 mètres de hauteur, occuperont tout le mur de béton de l'Amphithéâtre Cogeco visible sur cette photo.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Finalement, elles seront installées à la mi-avril, les fameuses lettres, au pied de l'Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières. Et c'est justement le nom de la cité de Laviolette, soit Trois-Rivières, qui sera mis à l'avant-scène. La nouvelle a été confirmée par le maire Yves Lévesque. Un maire qui n'est pas à court de projets, puisque la Ville entend également creuser à proximité, en 2017, un lac artificiel avec fontaines et où les familles pourront se rafraîchir durant les journées de canicule.

«Les lettres sont commandées et font partie du mandat qu'on avait donné l'année passée sur l'aménagement autour de l'Amphithéâtre. Les lettres étaient comprises là-dedans», indique le maire Lévesque. En effet, le 4 mai 2015, la Ville adoptait un règlement d'emprunt d'un peu plus de 9 millions $, une somme qui incluait «l'aménagement paysagé extérieur pour l'amphithéâtre en construction sur le site Trois-Rivières sur Saint-Laurent», dont l'illustre lettrage, objet de toutes les suppositions. Environ 200 000 $ ont été réservés uniquement pour défrayer les coûts de cette signature.

«Les lettres vont être installées à temps pour l'ouverture de la saison estivale», assure le maire Lévesque. Plus ou moins trois semaines seront nécessaires à la mise en place de ce lettrage digne du panneau Hollywood.

Depuis la première pelletée de terre à l'Amphithéâtre, les rumeurs lancées par les uns et les désirs formulés par les autres ont fait couler beaucoup d'encre sur le dos de ces lettres. D'abord mises au rancart pour des raisons budgétaires, elles se dresseront en bout de piste en dessous du porte-à-faux ouvrant l'horizon sur le fleuve Saint-Laurent. Sur les nouvelles cartes postales signées «la belle d'à-côté», qui seront offertes comme autant de cartes de visite aux milliers de touristes qui débarqueront à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice, que ce soit par voie terrestre ou fluviale, cette empreinte municipale pourrait bien devenir la marque de commerce officielle de la Ville.

«Les gens vont tous vouloir se faire photographier en avant, ça c'est certain. On veut que ça devienne un landmark pour la Ville de Trois-Rivières. Ça va vraiment être quelque chose d'extraordinaire. Ils seront nombreux les touristes à aller prendre des photos là, c'est sûr», s'exclame le maire Lévesque, en avouant que le pont Laviolette sera tout bonnement détrôné.

Rappelons que dans les plans architecturaux préliminaires, l'architecte de l'infrastructure culturelle, Paul Laurendeau, avait proposé qu'on y installe là les lettres «3RVSSL» pour Trois-Rivières sur le Saint-Laurent. Plusieurs avaient trouvé cette idée incongrue, considérant que pour le commun des mortels, et qui plus est pour les voyageurs de passage, l'inscription «3RVSSL» ne voulait strictement rien dire. Également, la Corporation des événements, gestionnaire de l'Amphithéâtre, avait jonglé avec l'idée de vendre au commanditaire le plus offrant l'opportunité d'y inscrire sa raison sociale. Une avenue aussitôt rejetée du revers de la main par M. Laurendeau. Le maire Lévesque s'était rangé derrière son architecte.

L'administration municipale a donc tranché pour la sobriété, les meilleures idées étant souvent les plus simples, en optant pour «Trois-Rivières» en immenses lettres de bois. Les lettres seront sculptées dans de la fibre d'épicea, communément appelé épinette de Norvège, une espèce très présente dans le nord de l'Europe. Traitées pour faire face au soleil et aux intempéries, elles seront éclairées par de puissants projecteurs qui rappelleront jour et nuit aux Bécancourois habitant de l'autre côté du fleuve que la ville qui leur fait face est bel et bien Trois-Rivières. «Ça va être de grosses lettres», laisse tomber M. Lévesque avec enthousiasme.

De «grosses lettres» qui auront six mètres de hauteur par six mètres de largeur, avec une profondeur de 30 centimètres. «Le «s» aura 16 pieds de large, le «i» aura six pieds de large. Ça va faire tout le mur au complet», ajoute le maire.

«Les lettres seront en bois naturel pour faire un rappel à l'histoire de ce terrain-là», poursuit-il. «La papetière a été présente là durant plusieurs décennies, on voulait donc rappeler que tout a commencé avec la drave du bois.» Voisin immédiat de l'Amphithéâtre, justement, le musée Boréalis a comme mission première d'esquisser un visage humain aux milliers de bûcherons, draveurs et ouvriers qui ont donné leur vie à l'industrie des pâtes et papiers trifluvienne.

Pour le directeur général de la Corporation des événements de Trois-Rivières, cette nouvelle tombe à point nommé et permettra de décupler le rayonnement de l'Amphithéâtre à l'extérieur de la région. Steve Dubé accueille donc avec joie l'installation de ce lettrage qui vient en quelque sorte signer l'oeuvre architecturale dont il a la garde. «C'est une excellente nouvelle», lance-t-il d'emblée.

«Ces lettres deviendront un outil de marketing extraordinaire, dans le sens où les gens se feront prendre en photo devant, autant d'images qui seront véhiculées à travers les réseaux sociaux et qui permettront à l'Amphithéâtre de voyager partout.»

Un plan d'eau pour 2017

À l'instar du Water Garden Pavilion de Thunder Bay, que le maire Lévesque a visité en décembre dernier, la Ville de Trois-Rivières creusera, en 2017, à même le vaste terrain qui départage l'Amphithéâtre du fleuve Saint-Laurent, un plan d'eau artificiel avec fontaines autour duquel les familles pourront se rafraîchir au coeur de l'été. La Ville se penchera sur les différents programmes d'infrastructures pour financer une partie de cette construction.

«Les plans d'eau sont toujours des succès incroyables. On sait qu'il y aura beaucoup de familles qui vont se rendre à l'embouchure du Saint-Maurice, alors on veut en faire un endroit où les gens vont pouvoir se retrouver, faire un pique-nique. C'est un terrain immense pour avoir du plaisir, pour se reposer. On ne voulait pas simplement y mettre des tables et des bancs», signale le maire Lévesque. «Ce sera un lieu de rassemblement fort intéressant pour la population et pour les touristes», croit le premier magistrat.

Enfin, jamais à court de projets, Yves Lévesque n'exclut pas de transformer à moyen terme le hangar numéro 1 au port de Trois-Rivières en marché public, non plus d'ériger un pont piétonnier au-dessus de la rivière Saint-Maurice qui permettrait de passer directement de Trois-Rivières sur Saint-Laurent à l'île Saint-Quentin. Deux nouvelles histoires à suivre...

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