Pêche au poulamon: fermeture de la rivière Sainte-Anne

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Samedi, une soixantaine de cabanes avaient déjà été installées sur la surface glacée de la rivière Sainte-Anne, afin d'accueillir les premiers pêcheurs aux petits poissons des chenaux. Une dizaine ont été ramenées sur la terre ferme dimanche en raison de la pluie.

Olivier Croteau

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(Sainte-Anne-de-la-Pérade) Les petits poissons des chenaux ont eu la vie facile jusqu'à présent. Avec la pluie qui tombait à flot sur la rivière Sainte-Anne dimanche, force est d'admettre qu'ils auront encore quelques heures de répit devant eux.

En effet, l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux (APPPPC) a suspendu ses activités, dimanche, et ce «jusqu'à nouvel ordre», en raison des fortes averses qui se sont abattues sur la région. Idem pour la station de ski Vallée du parc et le Domaine de la Forêt perdue. Lueur au bout du tunnel: Environnement Canada prévoit un refroidissement dès lundi, avec -9 degrés Celsius.

«Les prévisions météorologiques pour les heures à venir (millimètres de pluie à recevoir) n'étant pas favorables, l'Association des pourvoyeurs et ses membres désirent informer sa clientèle que les activités seront suspendues temporairement à compter de ce soir [dimanche], 18 h. Soucieuse d'assurer une sécurité maximale aux visiteurs, l'organisation prend cette mesure à titre préventif. La situation sera réévaluée au jour le jour», indique par voie de communiqué la directrice générale de l'APPPPC, Isabelle Durette.

Par prévention, donc, une dizaine de cabanes, sur la soixantaine installées sur la glace vendredi, ont été ramenées sur la terre ferme. Le président de l'APPPPC, Steve Massicotte, se croise les doigts pour que la température actuelle ne persiste pas et signe le mercure des prochains jours, sans quoi la 78e édition de pêche aux petits poissons des chenaux pourrait être dangereusement hypothéquée. Ainsi, la saison 2016 sera à inscrire dans les annales de l'événement. De mémoire d'homme, M. Massicotte révèle qu'en 78 ans d'existence, des hivers aussi doux sur la rivière se comptent sur les doigts d'une seule main. «C'est rare que ça arrive», laisse-t-il tomber par dépit. «Ce n'est pas la première fois, mais c'est rare. Cette année, c'est exceptionnel.»

«Ça peut compromettre la saison s'il arrive quelque chose de majeur, mais ça, on ne le souhaite pas», enchaîne le président des pourvoyeurs.

Pour l'heure, le retard occasionné par les températures clémentes a entraîné des pertes financières évaluées à 1,5 million $, un chiffre qui pourrait être revu à la hausse. «On attend juste que le temps doux passe pour faire au moins un gros mois de pêche», mentionne M. Massicotte.

Un mois de pêche qui pourrait être raccourci dans l'éventualité où la pluie déversée dimanche gonflerait la rivière Sainte-Anne jusqu'à faire éclater la glace. Tout le travail entrepris dans les derniers jours serait alors jeté à l'eau. Les prochaines 24 heures seront cruciales, indique M. Massicotte, car c'est 24 heures après une averse, et non durant la pluie, que les eaux déferlent jusqu'au fleuve Saint-Laurent. Ainsi, même si le mercure doit descendre sous zéro au cours des prochains jours, la nuit de dimanche à lundi est déterminante.

«On est en communication constante avec Saint-Raymond, située en haut de la rivière Sainte-Anne, pour voir venir le coup d'eau. Pour l'instant [dimanche], le barrage et la rivière sont très bas, donc ce n'est pas encore un problème. On a fermé la rivière par mesure préventive, le temps que le coup d'eau passe, et aprèsle froid revient, donc... Avec un peu de chance, on s'en tirera avec un arrosage gratuit», espère M. Massicotte.

La semaine dernière, l'équipe de l'APPPPC était à pied d'oeuvre sur la rivière pour arroser la glace dont l'épaisseur avoisinait, samedi, 30 centimètres. Si les automobiles n'avaient toujours pas accès à la surface gelée, les amateurs de pêche ont pu, l'espace de 24 heures, taquiner le poulamon dans la chaleur d'une soixantaine de cabanes égrenées ici et là.

À Trois-Rivières, les patinoires municipales extérieures avaient des... (Olivier Croteau) - image 2.0

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À Trois-Rivières, les patinoires municipales extérieures avaient des allures de piscine, dimanche, comme ici dans le quartier Saint-Sacrement.

Olivier Croteau

Autres fermetures

Au Domaine de la Forêt perdue, le propriétaire Jean-Pierre Binette a également fermé ses installations dimanche, pour éviter que la glace de ses 12 kilomètres de sentier ne s'abîme sous les coups de patin. Lundi, avec le mercure plus froid annoncé, «tout devrait rentrer dans l'ordre».

«On n'a pas pris de chance et on a mis nos activités en arrêt. Demain matin [lundi], ce sera comme s'il n'avait jamais plu. Les conditions seront alors excellentes puisque la température va tomber en dessous de zéro. Mais on n'a pas pris de chance de laisser les gens embarquer sur la glace, car ils l'auraient plus saccagée qu'autre chose», note M. Binette.

Rebelote au centre de glisse Vallée du parc. Dimanche, l'administration a été contrainte de fermer temporairement ses installations. «L'ensemble des cours qui étaient prévus seront remis à une date ultérieure», indique-t-onsur les réseaux sociaux. Les activités de glisse devraient reprendre lundi.

Pour la directrice générale adjointe, Annie Brousseau, la situation n'est cependant pas catastrophique. Avec de puissants canons à neige, les pistes devraient ouvrir lundi sans problème. Qui plus est, la dernière semaine a été particulièrement achalandée, puisque les élèves n'étaient toujours pas retournés sur les bancs des écoles. Certes, près de30 millimètres de pluie pourraient endommager légèrement les pentes, mais rien pour noircir la saison.

«Avec cette pluie-là [de dimanche], si des skieurs s'étaient présentés, on aurait abîmé les pistes, alors on n'a pas pris de chance», précise Mme Brousseau. «Mais la température de la prochaine semaine est super positive pour nous. Avec la neige artificielle, ce sera vraiment des belles conditions de ski. C'est juste une journée de pluie, oui assez intense, mais on a connu pire par les années passées.»

À Trois-Rivières, les patinoires extérieures étaient également dans un piteux état, dimanche. Qui plus est, les quelques jours de temps froid au début de janvier n'ont pas été suffisamment mordants pour permettre la fabrication d'un anneau de glace sur l'étang du parc des Chenaux. La Ville rappelle par ailleurs que les arénassont toujours à la disposition des patineurs.

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