Bonhomme et ses duchesses à Trois-Rivières

La Trifluvienne d'origine Renée-Eve Faucher, duchesse de la... (Sylvain Mayer)

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La Trifluvienne d'origine Renée-Eve Faucher, duchesse de la Haute-Saint-Charles, et le célèbre Bonhomme, mascotte du Carnaval de Québec depuis 1954, étaient de passage à l'hôtel de ville de Trois-Rivières vendredi.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Si un froid politique persiste depuis belle lurette entre le maire de Québec et son homologue de Trois-Rivières, le froid hivernal, lui, était de mise, vendredi à l'hôtel de ville de Trois-Rivières, alors que les sept duchesses du Carnaval de Québec étaient de passage pour faire la promotion du plus important carnaval d'hiver au monde. Parmi elles, une Trifluvienne, Renée-Eve Faucher qui, à l'instar de ses collègues, souhaiterait bien monter sur le trône et coiffer la couronne de cette 62e édition.

Bonhomme était du nombre des invités triés sur le volet au salon du maire, vendredi. Après avoir visité une résidence pour aînés, où deux bouteilles de caribou ont été vidées, puis un centre de la petite enfance, la célèbre mascotte et ses duchesses ont procédé, en soirée, à une mise au jeu protocolaire au centre Gervais Auto dans le cadre d'une partie opposant les Cataractes de Shawinigan aux Voltigeurs de Drummondville. Samedi, la délégation transitera par Vallée du Parc à 10 h, ainsi que par le centre de pêche Marchand, sur la rivière à Sainte-Anne-de-la-Pérade, dès 14 h 30.

Le directeur des communications du Carnaval de Québec, Bruno Salvail, signale que cette tournée des régions s'inscrit dans un vaste plan de promotion de l'événement, qui se déroulera du 29 janvier au 14 février prochain. Rappelant que, chaque année, le Carnaval de Québec accueille plus de 75 000 visiteurs en provenance de l'extérieur des frontières du Québec, M. Salvail insiste: la grande fête de Bonhomme appartient à tous les Québécois et il importe de le leur rappeler.

«Le Carnaval de Québec est une porte d'entrée. C'est le Carnaval de Québec, oui, mais on veut faire comprendre que c'est le carnaval de tous les Québécois», note-t-il. «Généralement, les gens qui viennent au Carnaval et qui proviennent de l'extérieur de la région passent plusieurs jours chez nous. Donc, les régions peuvent également leur apporter quelque chose. Par exemple, les duchesses ont fait une tournée commerciale en France, précisément à Paris, au début du mois d'octobre. Subséquemment, un groupe de voyagistes et de journalistes français qui passeront au Carnaval cette année feront un détour par la Mauricie pour passer quelques jours. C'est ce genre de retombées économiques régionales que le Carnaval souhaite provoquer.»

Pour la duchesse de la Haute-Saint-Charles, Renée-Eve Faucher, ce bref détour par Trois-Rivières est vécu comme un retour aux sources. La jeune maman, qui a fait ses études au Collège Marie-de-l'Incarnation, puis au Collège Laflèche et à l'Université du Québec à Trois-Rivières, ne cache pas qu'elle serait bien heureuse de représenter officieusement la région 04 à titre de reine du Carnaval de Québec 2016.

«Maintenant j'ai deux chez-moi. Celui d'où je suis native, Trois-Rivières, et celui où j'habite depuis sept ans, Québec. Mes parents habitent toujours Trois-Rivières, ma meilleure amie est ici, j'ai des milliers de souvenirs ici, je connais la ville comme le fond de ma poche. Quand je reviens ici, j'ai un sentiment de chaleur bien spécial», lance la duchesse, et, peut-être, future reine.

Comme ses vis-à-vis sur la ligne de départ royale, Renée-Eve Faucher entend mettre à profit sa possible notoriété au service d'un organisme communautaire, ici la Maison de la famille Saint-Ambroise. Quant à ceux et celles qui trouveraient que l'image «corporative» de la duchesse est ancrée dans une époque où la femme servait de faire-valoir à certains produits de consommation, Mme Faucher est d'avis que les duchesses modernes sont bien davantage qu'un clip publicitaire. Ce rôle leur permettrait, au contraire, de mettre la femme à l'avant-plan sur une place publique encore occupée en bonne partie par des hommes.

«Être duchesse, je trouve que c'est une super tribune pour les femmes. Je pense que les hommes ont beaucoup plus d'opportunités que les femmes de se faire valoir. Souvent, ce sont les hommes qui gèrent les gros projets, qui sont présidents de compagnie. De laisser la place aux femmes dans un projet comme celui du Carnaval, ça nous aide à nous mettre de l'avant, à mettre de l'avant des femmes plus fortes, des femmes de tête. Ainsi, on montre que nous aussi, nous sommes capables d'entreprendre de gros projets et de faire de belles choses», souligne la femme de 33 ans, qui occupe un poste administratif dans une compagnie d'assurance.

Enfin, malgré les températures exceptionnellement chaudes du début de l'hiver, Bonhomme assure qu'aucune des 200 activités prévues à l'horaire n'a été annulé. Entre autres, la construction du palais de glace va actuellement bon train.

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