Vigile pour Cédrika: Marc Bellemare déçu de l'effectif policier

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Le grand-père de Cédrika, Henri Provencher, était très ému lors de la vigile organisée à la mémoire de sa petite-fille, samedi.

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(Trois-Rivières) Le vent glacial n'aura pas arrêté les 150 personnes qui se sont déplacées, samedi à 16h, dans le parc Chapais à Trois-Rivières, pour souligner la mémoire de la jeune Cédrika Provencher, disparue à un jet de pierre de là le 31 juillet 2007. «Vous avez le don de mettre un coeur en compote», a signalé le grand-père de Cédrika, Henri Provencher, avant de fondre en larmes. Présent à la vigile, l'ancien ministre de la Justice du Québec, Marc Bellemare, y est plutôt allé d'une fronde directe contre le travail de la Sûreté du Québec sur le terrain.

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L'ancien ministre de la Justice, Marc Bellemare, estime que la Sûreté du Québec doit quadrupler ses effectifs sur le terrain pour maximiser ses chances.

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Citoyens et membres de la famille ont fait la file devant M. Provencher pour lui témoigner leurs condoléances et l'expression de leur sympathie. Tantôt portant une chandelle à la main, tantôt déposant des peluches au pied d'un lampadaire, une petite foule serrée faisait corps autour du grand-père qui, depuis 2007, n'a cessé de perpétuer le souvenir de sa petite-fille.

«Ça prend au coeur, c'est pas compliqué», a déclaré Henri Provencher en lien avec le vent de sympathie qui réchauffait le parc Chapais. «Je veux que ce soit la population qui s'exprime. Je fais juste être là pour gober. Je me sens comme un gobeur d'énergie», image M. Provencher, en formulant le souhait que les gens n'oublient jamais le nom de Cédrika Provencher, que ce soit par le biais de la Fondation qu'il a fondée, voire via toute autre action citoyenne. «Pour l'instant, je viens me recueillir avec tout le monde», conclut-il, en ajoutant avoir «besoin de cette énergie-là».

Parmi les mots de solidarité, une voix s'est élevée au-dessus des autres pour dénoncer la décision de la Sûreté du Québec de réduire ses effectifs sur le terrain au cours de la fin de semaine, qui sont passés de plus de 200 policiers vendredi à une cinquantaine samedi. Me Marc Bellemare s'est dit «très déçu» de la tournure des événements, appelant le corps policier provincial à mettre les bouchées doubles avant que la neige ne recouvre tout élément de preuve supplémentaire. «C'est inacceptable», laisse-t-il tomber d'emblée.

«Ça prend 200 policiers sur le terrain pour continuer à ratisser le pourtour de l'endroit où l'on a trouvé Cédrika. On nous dit, oui, que les policiers doivent se reposer, oui, peut-être, mais dans trois ou quatre jours il va y avoir un pied de neige. Ils se reposeront à ce moment-là. C'est comme ça que je vois ça», lance Me Bellemare, catégorique.

Ce dernier, qui travaille actuellement avec le réalisateur Stéphane Parent sur un documentaire relatant l'histoire de Cédrika Provencher, est convaincu que des éléments de preuve peuvent encore être trouvés aux abords de l'autouroute 40 en direction est, où le crâne de la fillette a été mis à jour le 11 décembre dernier. Si besoin est, renchérit l'ancien ministre, il faut élargir le périmètre des recherches.

«C'est possible qu'un peu plus loin, on trouve beaucoup de choses. Par exemple de l'autre côté de la 40. Ce n'est pas parce que le crâne est là qu'il y a une scène de crime nécessairement. Il a pu arriver là de bien des façons», croit Me Bellemare. D'où l'importance, à son avis, de redoubler d'ardeur et de ramener l'effectif policier sur le terrain, durant la fin de semaine, à son niveau de semaine, soit plus de 200 personnes. «Je pense qu'avec 200 policiers, on a quatre fois plus de chances de trouver quelque chose qu'avec 50.»

«Il faut travailler très fort autour de Saint-Maurice, autour de la sortie 210. Il y a beaucoup de végétation, il y a beaucoup de bois. Mais là on est dans une période de l'année où il fait clair, il n'y a pas de neige, alors go! Allons-y jour et nuit. Il faut être partout, autour de l'espace, quitte à y aller quelques kilomètres autour. Quatre mois de neige, de froid, de gel et de dégel, ça peut changer beaucoup les perspectives. Il y a peut-être des éléments de preuve qu'on a à portée de main. Mais il faut mettre du monde sur le terrain. Je le répète: j'étais content à 200 policiers, à 50 je suis un peu déçu.»

Plus de détails dans Le Nouvelliste de lundi

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