Accueil des réfugiés syriens: plus de 50 personnes de l'UQTR bénévoles

De gauche à droite, Imeme Khellaf, Ichrak Lakhdhar... (Stéphane Lessard)

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De gauche à droite, Imeme Khellaf, Ichrak Lakhdhar et Ali Akrem Amamou, tous trois bénévoles.

Stéphane Lessard

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Table d'immigration de Trois-Rivières a lancé un appel à la communauté trifluvienne, il y a quelques jours, afin de trouver des bénévoles pour accompagner les réfugiés en provenance de la Syrie.

Plus d'une cinquantaine de personnes de l'UQTR, principalement des étudiants, ont répondu à l'appel.

L'aide arrive de différentes façons. Le Service d'aide aux nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières rencontrera, mardi, les familles auxquelles seront jumelés ces réfugiés syriens.

Le Collège Laflèche a décidé d'offrir son amphithéâtre pour la tenue de cette rencontre qui se déroulera de 14 h à 16 h.

À l'UQTR, c'est vraiment un élan du coeur qui pousse des gens pourtant fort occupés à tendre la main.

Ichrak Lakhdhar, Tunisienne, est étudiante au doctorat en génie chimique. Malgré ses études, elle servira temporairement d'interprète pour ces réfugiés qui, pour la plupart, ne parlent que l'arabe. «Le minimum que je puisse faire, c'est d'être leur voix», raconte-t-elle.

«Je veux leur faciliter l'intégration. Ils sont déjà traumatisés et c'est difficile de s'intégrer à une nouvelle culture, à de nouvelles habitudes et à un autre système», plaide-t-elle avec empathie.

Imene Khellaf, Algérienne et étudiante au baccalauréat en enseignement de l'anglais à l'UQTR depuis 2013, a déjà fait beaucoup de bénévolat auprès de réfugiés et d'immigrants via le SANA. Elle estime que partager la même religion avec eux ne change rien. De toute façon, plaident les deux jeunes femmes, les Syriens ne sont pas que musulmans, beaucoup sont chrétiens aussi.

Qu'ils soient juifs, chrétiens ou musulmans importe d'ailleurs peu à la jeune Algérienne. Elle fait valoir que son éducation lui a appris à aider les autres, tout simplement.

«C'est difficile, surtout avec les enfants. Imaginez si votre fils ou votre fille parle au téléphone et vous ne comprenez pas ce qui se dit. C'est quelque chose», illustre-t-elle.

Imeme Khellaf raconte qu'un engagement auprès des réfugiés qui ne parlent pas la langue est prenant puisqu'il faut être constamment auprès d'eux, que ce soit pour aller à l'hôpital ou autres besoins.

«Je n'ai pas pensé si j'avais le temps de le faire ou pas. Je me suis dit je vais le faire», raconte Ichrak Lakhdhar. «Je vois ça comme un devoir», dit-elle. «Je ne peux pas les aider avec de l'argent. Je ne peux pas les parrainer. Le minimum, c'est de trouver du temps pour eux comme interprète», dit-elle.

Ali Akrem Amamou, doctorant en génie électrique d'origine tunisienne, se dit prêt à consacrer des soirées et des week-ends, le temps qu'il faudra, pour aider les réfugiés. «Je suis un être humain comme tout le monde. Je pourrais être à leur place. Même les Européens ont été frappés par la Guerre mondiale. Ça peut arriver à n'importe qui» de se retrouver en pareille situation», fait-il valoir. «Il faut les aider.»

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