Secteur public: les syndicats encore optimistes

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Des membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont manifesté à Québec, le 9 décembre.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Les négociations se poursuivent toujours entre Québec et les syndicats du secteur public, qui restent optimistes. Mais la Fédération autonome de l'enseignement, elle, a débrayé pour une troisième journée consécutive, vendredi, dans 800 écoles primaires et secondaires.

« J'ai toujours espoir qu'avant les fêtes, on pourra avoir conclu une entente de principe pour l'ensemble des membres du front commun », a dit la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, au cours d'une entrevue.

Le front commun intersyndical, dont la CSQ fait partie, représente 400 000 des 500 000 employés de l'État.

« Je suis convaincue que c'est possible: les enjeux sont bien définis, les questions sont claires. Les négociations n'ont jamais été rompues, au contraire, il y a eu beaucoup de séances de négociation. Et s'il y a une volonté politique du côté du gouvernement d'arriver à une entente, c'est vraiment possible de pouvoir passer le temps des fêtes en ayant la satisfaction d'avoir conclu une entente de principe satisfaisante pour nos membres », a poursuivi Mme Chabot.

La CSQ a 100 000 membres dans l'éducation; elle représente les deux tiers des enseignants du primaire et du secondaire, soit 73 000 d'entre eux, en plus de professionnels de l'éducation et d'employés de soutien scolaire.

Aux tables sectorielles de la CSQ aussi, où sont négociées les clauses autres que les salaires et le régime de retraite, les négociations se poursuivent.

« Pour les enseignants des commissions scolaires, il y a des enjeux majeurs dans cette négociation-là, mais la négociation se déroule quand même très bien. Les négociations n'ont jamais été rompues », a précisé Mme Chabot.

On ne peut en dire autant à la Fédération autonome de l'enseignement, qui représente l'autre tiers des enseignants, et qui ne fait pas partie du front commun. Celle-ci a tenu vendredi sa troisième journée de grève consécutive.

Dans le domaine de la santé, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé attend toujours son tour, alors que des ententes de principe ont été conclues avec d'autres importants syndicats de la santé, soit les infirmières de la Fédération interprofessionnelle de la santé (66 000 membres) et la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN (110 000 membres).

En entrevue, la présidente de l'APTS, Carolle Dubé, a dit garder confiance, mais tient à ce que des clauses propres à ses membres soient négociées.

« Il reste quelques enjeux qui nous sont très spécifiques et pour lesquels on n'a toujours pas de règlement, parce que sur les autres éléments qu'on retrouve, par exemple, dans l'entente de la FSSS ou de la FIQ, comme la sécurité d'emploi, on est tous à la même place », a précisé Mme Dubé.

Le front commun détient un mandat de six journées de grève; il en a déjà tenu quatre. Il n'a pas annoncé de date pour la tenue éventuelle des autres journées de grève.

Joint au téléphone, le cabinet du président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, n'a pas souhaité commenter la teneur ni le rythme des négociations.

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