Fermeture de Sommex: «ça vaut la peine d'essayer»

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Une trentaine de travailleurs d'usine ont perdu leur emploi avec la fermeture de Sommex.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le bureau régional de la Fédération des travailleurs du Québec rencontrera lundi des représentants du Fonds de solidarité FTQ afin de discuter d'une possible relance des activités de l'usine Sommex.

Le fabricant de matelas du secteur de Cap-de-la-Madeleine a fermé ses portes jeudi midi, poussant 34 travailleurs de la production et quelques représentants commerciaux et membres du service d'administration au chômage à deux semaines de Noël. La FTQ, qui représente les travailleurs d'usine, croit qu'elle doit regarder la possibilité d'une relance des activités si un tel projet respecte les critères d'admissibilité du Fonds de solidarité.

«La mission du fonds est de créer et de préserver des emplois pour maintenir une économie locale. On ne peut pas dire que ce dossier ne serait pas qualifié. Ça vaut la peine d'essayer», confirme David Maden, conseiller régional de la FTQ en Mauricie et au Centre-du-Québec.

M. Maden avoue que la FTQ possède peu de renseignements sur la situation de Sommex. Selon les informations fournies jeudi au Nouvelliste par le président de la compagnie, Normand Ricard, le problème réside dans la difficulté de se faire une place dans un marché très compétitif, ce qui l'a incité à refuser d'investir plus d'argent, une nécessité pour renouveler la marge de crédit de Sommex.

«On déduit que ce sont des problèmes de finances avec les créanciers, déclare M. Maden. Au-delà de ça, on ne sait pas. On demande au fonds de regarder le dossier. On souhaite voir comme on peut aider. Tout ce qui peut arriver de pire, c'est que le fonds dise non.»

Si le dossier progresse, des discussions avec la direction de Sommex auront probablement lieu à moyen terme afin de comprendre tout ce qui a conduit à cette fermeture.

Priorité aux travailleurs

La FTQ a rencontré les travailleurs de Sommex vendredi matin. Le syndicat encadre le plus possible ses membres afin que ces derniers puissent recevoir leurs prestations d'assurance-emploi dans les plus brefs délais.

«On a déjà deux rencontres, lundi, avec l'assurance-emploi, explique Luc Charpentier, conseiller syndical au Syndicat québécois des employés de service (SQES-FTQ). On veut tout faire pour que les gens aient leur premier chèque pour la période des Fêtes. Pour la paie des deux dernières semaines, les travailleurs n'ont aucune garantie qu'ils seront payés. On est en stand by pour savoir s'ils seront payés ou pas.»

Selon le conseiller syndical des travailleurs de Sommex, rien ne laissait présager une fermeture aussi rapide de l'usine.

«Tout ce qu'on a su, c'est que les travailleurs devaient vider leur casier à 11 h 50 hier (jeudi). Personne ne s'attendait à cette nouvelle. D'habitude, des gens sont mis à pied à l'automne, mais pas cette année. Il y avait de l'ouvrage à Trois-Rivières, mais on su que les travaux de literie qui étaient faits à Toronto avaient été rapatriés à Trois-Rivières. C'était un transfert d'ouvrage. Le carnet de commandes n'était pas meilleur», raconte M. Charpentier.

Des approches ont été effectuées par la FTQ auprès de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy afin d'intégrer des travailleurs de Sommex à une formation en soudure semi-automatique qui débute en janvier.

Ce type d'employé est recherché. Comme les nouveaux chômeurs sont des employés d'usine ayant plusieurs années d'expérience, ceux-ci pourraient répondre aux besoins des différents employeurs du domaine métallurgique lorsqu'ils auront en poche leur attestation d'études professionnelles en juin 2016.

«Dans le cas de Sommex, il y a des travailleurs qui auraient certaines aptitudes pour se joindre à la formation. Et il y a de la place pour cette formation. On est en plein processus de recrutement», déclare Luc Galvani, directeur des services éducatifs, formation professionnelle et continue, à la CS du Chemin-du-Roy.

Les travailleurs syndiqués de Sommex sont âgés entre 45 et 50 ans. Les hommes représentent les deux tiers du personnel. Les tâches réalisées chez Sommex allaient de la couture à l'assemblage en passant par le montage et la réception de la marchandise.

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