Les manifestants ne s'essoufflent pas

Plus de 2500 syndiqués ont envahi le centre-ville... (François Gervais)

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Plus de 2500 syndiqués ont envahi le centre-ville de Trois-Rivières, mercredi midi, dans le cadre d'une autre journée de débrayage des travailleurs de l'État.

François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Mauricie a été le théâtre de plusieurs manifestations de travailleurs de l'État mécontents des offres du gouvernement depuis les derniers mois. Mais celle de mercredi a été particulièrement marquante avec plus de 2500 syndiqués réunis au centre-ville de Trois-Rivières afin de rappeler au gouvernement Couillard que les négociations actuelles doivent se conclure avec des conventions collectives respectables.

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Des membres du Syndicat des infirmières, des inhalothérapeutes et des infirmières auxiliaires du Coeur-du-Québec ont pris part à la journée de grève tenue mercredi.

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C'est une véritable marée humaine qui a envahi... (François Gervais) - image 1.1

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C'est une véritable marée humaine qui a envahi le centre-ville de Trois-Rivières.

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Une véritable marée humaine a quitté le parc de l'Exposition vers 11 h en direction du bureau du ministre et député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard. La foule, bruyante et visible sur une longue distance, était déterminée à manifester clairement son insatisfaction face à l'allure des présentes négociations.

«Le Front commun est plus solidaire que jamais. C'est clair qu'on ne lâchera pas», a lancé aux manifestants la vice-présidente du Conseil central du Coeur du Québec de la CSN, Loraine Dugas.

Des enseignants des cégeps trifluvien et shawiniganais côtoyaient des employés affectés au soutien scolaire de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et des fonctionnaires de différents services publics. D'après Mélanie Déziel, vice-présidente nationale du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, les offres gouvernementales demeurent inacceptables.

«La grève nationale est historique pour dénoncer ces offres. Nous ne nous laisserons pas appauvrir, nous ne laisserons pas aller nos services publics.»

Selon Mme Déziel, les femmes sont majoritairement touchées par la rigidité des offres patronales: 75 % des gens à qui on demande de se serrer la ceinture sont des femmes, affirme-t-elle.

«Le premier ministre dit qu'il y a de la marge de manoeuvre. Il est temps qu'il fasse le message à monsieur Coiteux (Martin, le président du Conseil du trésor).»

Loraine Dugas dénonce elle aussi l'attitude du président du Conseil du trésor. Elle est d'avis que Martin Coiteux démontre un manque d'ouverture dans ces négos malgré des ententes à différentes tables sectorielles.

«On n'est pas encore arrivé dans le vif de la négociation. Il reste à régler le salarial et c'est l'aspect le plus important. Le sectoriel a permis de renverser des demandes gouvernementales. Mais il y a un recul depuis longtemps: il faut être capable de récupérer le financement pour les services et pour les salaires. Il y a de l'ouvrage à faire. On demande un salaire décent, selon le coût de la vie. Et on veut être respecté», raconte Mme Dugas, très satisfaite de la forte mobilisation des troupes syndicales.

De nombreux enseignants membres du Syndicat des enseignants... (François Gervais) - image 2.0

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De nombreux enseignants membres du Syndicat des enseignants des Vieilles-Forges sont montés à bord de plusieurs autobus afin de prendre le chemin de Québec où avait lieu une grande manifestation près du ministère de l'Éducation.

François Gervais

Quelque 550 profs à Québec

Environ 550 membres du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges ont pris la direction de Québec, mercredi matin, afin de se joindre à une manifestation à laquelle 18 000 syndiqués étaient attendus.

Claudia Cousin, présidente du SEVF-CSQ, était fière de miser sur une telle délégation mauricienne afin de marteler le message véhiculé depuis le début des négociations entre le secteur public et le gouvernement.

«On veut que le gouvernement investisse dans l'éducation. Si le gouvernement veut une entente négociée dans les jours qui viennent, il sait ce qu'il a à faire. L'éducation de nos enfants, c'est l'avenir du Québec. C'est le temps de le démontrer. On est rendu à notre quatrième journée de grève, notre quatrième journée sans salaire. On veut un règlement négocié et on y croit.»

La grève tenue mercredi a aussi réuni des travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux. Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs manifesté à proximité de leur lieu de travail.

Cette journée de grève menée par le Front commun touche 18 177 travailleurs syndiqués en Mauricie et 11 025 au Centre-du-Québec. Les syndicats ont en réserve d'autres journées de grève. Les dates n'ont pas encore été fixées.

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