Un aréna à Notre-Dame-du-Mont-Carmel?

Luc Dostaler maire de Mont-Carmel.... (Archives)

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Luc Dostaler maire de Mont-Carmel.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Notre-Dame-du-Mont-Carmel) Tant qu'à envoyer un chèque d'au moins 250 000 $ à chaque année à la Ville de Shawinigan pour l'utilisation de ses infrastructures, le conseil municipal de Notre-Dame-du-Mont-Carmel se demande s'il ne devrait pas construire son propre aréna.

«En ce moment, il faut au moins évaluer la possibilité», lance le maire, Luc Dostaler, à l'issue d'une assemblée publique où le prix à payer pour bénéficier des infrastructures de Shawinigan a été débattu, lundi soir.

«Il faut voir ce qu'il en est, parce qu'on est placé devant ce fait. De plus, nous n'avons qu'un seul gymnase, à l'école. Pour les activités le soir, il est tout le temps utilisé. C'est sûr que ce sont des coûts importants. On peut aussi régler le problème en allant ailleurs, mais il faut au moins évaluer un projet comme ça. Je vais d'ailleurs visiter des endroits au cours des prochaines semaines.»

En fait, l'appel de Shawinigan sonne le réveil à Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Des gens proposent d'organiser certains cours qui pourraient très facilement être offerts au village. Par exemple, pourquoi payer 399 $ pour un atelier de tricot de douze semaines au Centre des arts si cette activité peut être organisée à Notre-Dame-du-Mont-Carmel en exigeant une fraction de ce prix? «On voit une mobilisation, un désir de pallier certains manques que nous avons chez nous», observe M. Dostaler.

Le sujet des services supralocaux offerts par Shawinigan a alimenté les discussions lundi soir, en assemblée publique. M. Dostaler reste de glace: pas question que ses contribuables signent un chèque de 241 773 $ à la ville voisine pour compenser l'utilisation de ses infrastructures, principalement les arénas puisqu'une centaine d'enfants de Notre-Dame-du-Mont-Carmel sont inscrits au hockey ou au patinage artistique à Shawinigan.

La Municipalité a déjà officiellement répondu qu'elle souhaitait continuer à contribuer à la hauteur actuelle, soit 400 $ par enfant pour les sports de glace. M. Dostaler considère qu'il s'agit d'une juste part, quoi qu'en dise l'étude sur les services supralocaux réalisée par Raymond Chabot Grant Thornton. La firme estime que les hockeyeurs de l'extérieur de Shawinigan devraient plutôt payer 1698 $ tandis que pour le patinage artistique, l'inscription devrait atteindre 2938 $ par enfant.

Seulement six citoyens participaient à cette assemblée publique, mais leurs commentaires à l'endroit de la proposition du maire Angers étaient imbibés de vitriol. Par exemple, un homme déplorait que les citoyens des alentours aient à payer pour les lacunes administratives de la ville voisine, avec sa 5e rue lustrée en manque de stationnements.

M. Dostaler s'est aussi demandé à voix haute si les parents de Shawinigan ne devraient pas eux-mêmes payer plus cher éventuellement si les gens de l'extérieur abandonnent des activités en raison des tarifs démesurés qui seront dorénavant réclamés.

Pas facile à suivre

M. Dostaler peine d'ailleurs à suivre son homologue de Shawinigan qui déclarait, la semaine dernière, qu'il réfléchissait toujours à son plan à la suite des fortes réserves exprimées par les maires environnants alors que dans les faits, la population recevait la dernière édition de la brochure du service de loisirs et culture avec les nouveaux tarifs pour les gens de l'extérieur en 2016. «On se questionne sur le niveau de réflexion de la Ville de Shawinigan», laisse-t-il tomber. «Est-ce parce que le maire ne s'attendait pas à une telle réponse des autres municipalités ?»

Pendant l'assemblée publique, M. Dostaler a qualifié d'«exorbitants» les tarifs imposés aux visiteurs à compter de janvier.

S'il s'agit d'une stratégie pour inciter les citoyens des municipalités environnantes à faire pression sur leurs élus, M. Dostaler prédit que le maire de Shawinigan fera patate. Chez lui, il n'a jamais détecté un tel ressentiment contre la ville voisine depuis qu'il est élu.

Une pétition circule d'ailleurs dans le village, intitulée «contre le transfert des taxes de Shawinigan à Notre-Dame-du-Mont-Carmel». Au dépanneur Alimentation Pépin lundi soir, environ 200 personnes avaient signé la requête.

«Les gens nous appuient à 100 %», constate M. Dostaler. «En deux ans comme maire, je n'ai jamais eu autant d'appels ou de courriels pour nous dire que nous avons raison.»

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