Lourdes sanctions pour Jacques Turenne

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L'ex-conseiller en placement Jacques Turenne

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(Trois-Rivières) L'ex-conseiller en placement Jacques Turenne a reçu de lourdes sanctions de la part de l'Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM). En effet, l'homme s'est vu imposer, en octobre dernier, une amende de 20 000 $, une interdiction d'inscription d'une durée de deux ans et une somme à payer de 10 000 $ au titre de frais de l'OCRCVM.

L'OCRCVM avait ouvert une enquête sur la conduite de M. Turenne en septembre 2013 alors que ce dernier était représentant à la succursale de Trois-Rivières du Groupe Option Retraite inc., puis à la succursale de Valeurs mobilières Desjardins inc., et finalement à la succursale de Shawinigan-Sud de Valeurs mobilières PEAK inc., trois sociétés codifiées par l'organisme de réglementation.

Après enquête, la formation d'instruction a jugé à l'unanimité que M. Turenne avait réalisé des opérations financières personnelles avec l'une de ses clientes en lui empruntant de l'argent, soit une somme de 12 000 $, une activité interdite pour un conseiller en placement. Qui plus est, M. Turenne aurait fait de fausses déclarations, à au moins deux reprises, au personnel de l'OCRCVM.

Les actes de M. Turenne sont «de nature sérieuse», a mentionné l'avocat de l'OCRCVM, qui aurait souhaité une peine de 25 000 $ et une interdiction d'inscription de cinq ans. Selon lui, «les sanctions suggérées sont raisonnables eu égard au comportement de [M. Turenne] et peuvent servir de dissuasion générale pour des comportements semblables à l'avenir.» L'OCRCVM a plutôt convenu qu'une amende de 20 000 $, additionnée à une interdiction d'inscription de deux ans, allaient également en ce sens.

Ainsi, l'organisme de réglementation a soutenu sa décision par le fait que l'ex-conseiller n'avait pas fait preuve d'un standard d'éthique professionnel assez élevé, qu'il n'avait pas fait preuve de remords, qu'il avait «eu une conduite inconvenante en ne répondant pas de façon diligente et honnête aux questions posées par l'OCRCVM à au moins deux reprises» et qu'il avait commis des fautes similaires par le passé. Autant d'éléments qui ont motivé sa décision.

L'audience disciplinaire à la source de la décision de l'OCRCVM s'est déroulée le 14 mai 2015, suivi de l'audience des sanctions le 7 octobre dernier. M. Turenne n'était pas représenté par un avocat. Notons que Jacques Turenne n'est plus inscrit auprès d'une institution réglementée par l'OCRCVM.

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