Entente de principe chez les professeurs de Cégep pour Noël?

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le président du Syndicat des professeurs(es) du Cégep de Trois-Rivières, Jean Fournier, estime que l'entente de principe intervenue entre Québec et les professeurs de Cégep dans la nuit de dimanche à lundi est une bonne nouvelle.

Du côté de la table centrale,M. Fournier constate qu'il y a encore «loin de la coupe aux lèvres», mais il a bon espoir que ça se règle avant Noël.

«Notre premier ministre est à Paris et vers la fin, on sait que ça se règle dans le bureau du premier ministre avec les chefs syndicaux. Alors, à moins que ça se négocie à Paris par FaceTime, ce qui serait surprenant, il faut voir. Est-ce que ça pourrait débloquer à court terme? Plus rapidement le sectoriel va signer, plus rapidement le central devra lui aussi tenter de convenir et de dégager des pistes concluantes», estime M. Fournier.

Selon les nouvelles qu'il a reçues lundi «il y a des gains pour les professeurs en regard des étudiants en situation de handicap, en regard de la tâche et de la charge, de la formation continue et du statut précaire», dit-il.

Les syndicats de professeurs des Cégep sont appelés à Montréal, vendredi, pour en savoir plus sur les ententes qui concernent le cadre normatif. Si ces informations sont telles que telles, «il y a des gains. C'est donc une bonne entente», analyse-t-il en se fiant aux informations rapportées par le comité de négociation.

Reste à régler la question des salaires et celle de l'âge de la retraite qui doivent être abordées par la table centrale.

Les négos devaient prendre une certaine relâche, en fin de semaine dernière, mais finalement, le travail n'a pas été interrompu puisque lundi matin, on apprenait qu'une entente de principe avait eu lieu dans la nuit précédente. «On sait que la négo se déploie sur plusieurs mois, mais dans les faits, ça se joue en 72 heures», fait valoir Jean Fournier. «Il faut voir quand le central va embarquer dans ce sprint de 72 heures», précise-t-il.

«Le sectoriel signe, les professeurs du Cégep signent, les infirmières ont signé ainsi que la Fédération interprofessionnelle. Si la FSE (Fédération des syndicats de l'éducation) signait demain ou jeudi prochain, ça mettrait une pression accrue sur le central pour faire avancer les travaux», dit-il, «d'autant plus que le premier ministre a déjà dit, la semaine dernière, qu'il y avait encore un peu de lousse dans les finances du Québec», rappelle-t-il.

Les syndicats, dit-il, ont bon espoir d'obtenir une convention collective signée.

Malgré tout, les professeurs du secteur collégial seront dans la rue avec tous les autres syndiqués de l'État, mercredi, «pour le central, le salaire et le RREGOP», dit-il.

La direction du Cégep a émis un communiqué de presse, lundi, afin de rappeler que le Cégep sera fermé toute la journée, mercredi, dans le cadre de la manifestation. Le Centre de métallurgie du Québec, Innofibre, le C2T3 ainsi que la Zone entrepreneuriale demeurent toutefois ouverts. La grève ne perturbera pas les activités à compter de 18 h toutefois.

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