Disparition de Theresia Speier-Galbas: la famille poursuit les recherches

Theresia Speier-Galbas, 83 ans, est portée disparue dans...

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Theresia Speier-Galbas, 83 ans, est portée disparue dans la réserve faunique Mastigouche depuis le 17 septembre 2014.

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(Trois-Rivières) La famille de Theresia Speier-Galbas ne perd pas espoir. Bien que l'octogénaire originaire de Verdun soit disparue depuis le 17 septembre 2014, son fils, John Fischer, poursuit toujours ses recherches afin de retrouver, au mieux, le corps de sa mère. En septembre dernier, une vingtaine de bénévoles ont entrepris une nouvelle battue dans la réserve faunique de Mastigouche.

Rappelons que c'est à cet endroit que Mme Speier-Galbas a été aperçue pour la dernière fois, au nord de Saint-Alexis-des-Monts, alors qu'elle se baladait avec son conjoint à bord d'un véhicule utilitaire sport de marque Mercedes ML320 de couleur argentée. Deux jours après la disparition de la dame de 83 ans, des chasseurs avaient localisé son conjoint, souffrant d'hypothermie et confus, près du lac Pimbina. Une quarantaine de policiers de la Sûreté du Québec, chapeautés par un hélicoptère, avaient alors été déployés, en vain. Dès lors, la famille avait craint pour la santé physique de la dame atteinte d'Alzheimer.

Au printemps 2015, M. Fischer s'attelait lui-même à ratisser à nouveau la réserve faunique, toujours sans résultat. Avec une petite équipe, en août dernier, M. Fischer reprenait les recherches là où il les avait laissées, toujours dans le même secteur. Précisément le 2 août, il plongeait dans le lac Pimbina afin de dénicher des indices qui auraient pu être omis lors des plongées précédentes.

Le 5 septembre, une vingtaine de bénévoles passaient au peigne fin les routes et les fossés adjacents au lac Pimbina. Idem autour du lac Marchand. Rebelote le 26 septembre, cette fois sur les rives des lacs Dickingham et Brodeur. Le 24 octobre, des affichettes furent installées dans la Municipalité de Saint-Alexis-des-Monts, puis dans la région de Shawinigan et au Parc récréoforestier Saint-Mathieu quelques semaines plus tard. Autant d'efforts qui, pour l'instant, n'ont pas porté les fruits escomptés.

Le 15 septembre dernier, donc, 24 bénévoles de l'Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage (AQBRS) se sont déplacés, à la demande de la famille, dans la réserve faunique Mastigouche.

Certains d'entre eux provenaient de la région de la Montérégie, de Montréal et de la Mauricie. Toute la journée, ils ont fouillé plus de 12 kilomètres de boisée dans les moindres détails, sans résultat.

Président de l'AQBRS, Guy Lapointe, qui avait participé aux premières recherches en septembre 2014, explique qu'après douze mois de disparition, la nature du travail qu'il doit accomplir sur le terrain avec son chien pisteur n'est plus la même.

«Après un an, on ne cherche plus une personne vivante, on cherche un corps ou des restes de corps. Évidemment, il y a des animaux là-bas [dans la réserve], par exemple on a vu des traces d'ours, on a vu des excréments de coyote, autant d'animaux qui peuvent transporter des corps. Comme on cherche une personne décédée, ce sont certains indices, comme des lunettes ou des morceaux de vêtement, qui peuvent nous amener à fouiller un secteur de manière plus approfondie. Ici, on avait comme information que le mari de Mme Speier-Galbas avait perdu ses lunettes», note-t-il.

«En considérant l'âge de la dame, on a fait des recherches à proximité des routes, on a regardé s'il y avait des falaises, des marécages, mais on a rien trouvé, aucun nouvel indice», renchérit M. Lapointe

Ce dernier avoue à contrecoeur qu'aucune autre recherche n'est à l'horaire cette année, du moins sous l'égide de l'AQBRS.

«M. Fischer aurait bien voulu qu'on y retourne, il était prêt à payer. Lorsqu'on fait des recherches à la demande des policiers, c'est une chose. Mais à la demande des familles, il y a une proximité qui se crée. J'aurais aimé ça passer là une semaine complète et passer du temps avec mon chien, mais un moment donné, il faut s'arrêter. Lorsqu'on voit les membres de la famille arrivés en milieu d'après-midi et qu'on a rien trouvé, on sent un certain découragement de leur part et ça nous désole vraiment de ne pas trouver. Ça arrive dans plusieurs cas et, d'une fois à l'autre, ça nous désole. À l'AQBRS, on n'a pas de support financier pour nos opérations, nous sommes bénévoles et, le lendemain matin, il faut retourner travailler», admet-il en soulignant son empathie envers la famille de Mme Speier-Galbas.

Notons par ailleurs qu'une récompense est désormais offerte à toute personne qui fournirait un indice menant sur la piste de Mme Speier-Galbas.

Toute information peut être communiquée directement à M. Fischer au 1 514 952-8621, voire avec la Sûreté du Québec en composant le 1 800 659-4264.

«On cherche toujours à la retrouver. Nous n'avons pas abandonné», note M. Fischer.

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