Coqueluche: «On peut parler d'une épidémie»

La docteure Danièle Samson est médecin-conseil à la... (François Gervais)

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La docteure Danièle Samson est médecin-conseil à la direction de la santé publique du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec 289 cas de coqueluche répertoriés depuis juillet en Mauricie et au Centre-du-Québec, un nombre qui a presque doublé en l'espace de moins d'un mois, cette forte éclosion est maintenant considérée comme une épidémie.

La maladie continue de se répandre en Mauricie et au Centre-du-Québec. En date du 9 novembre, 151 cas avaient été comptabilisés. Le nombre de 289 a été atteint le 30 novembre. Cette statistique fait en sorte que la région demeure celle ayant le plus de cas observés au Québec.

La région avait connu une hausse importante entre le début des mois d'octobre et de novembre (40 cas comparativement à 151). Mais en terme de nombre absolu, la différence est encore plus grande entre le début et la fin du mois de novembre, avec 138 cas.

«On peut parler d'une épidémie. C'est surtout concentré à Trois-Rivières», confirme la docteure Danièle Samson, médecin-conseil à la direction de la santé publique du Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

La capitale régionale est particulièrement touchée par cette forte éclosion de coqueluche. Quelque 138 cas, soit 47,7 % des dossiers, ont été observés à Trois-Rivières. La plus forte densité de la population joue vraisemblablement un rôle dans la propagation de cette maladie contagieuse. Mais la maladie est assez présente dans les territoires de Nicolet-Yamaska-Bécancour (34 cas), de la Vallée-de-la-Batiscan (25) et de Maskinongé (21).

«La moyenne d'âge (des personnes malades) est de 20 ans, mais il y a des grands-parents qui ont attrapé la maladie de leurs petits-enfants. Il y a un bon noyau (de personnes malades) entre 10 et 14 ans. C'est encore présent dans les écoles primaires, les garderies», précise la docteure Samson.

La région affiche près de 300 cas de coqueluche, mais la maladie est en régression depuis les deux dernières semaines. La baisse de régime est d'environ 15 %. Ce n'est pas énorme, mais si cette tendance peut se tonifier au cours des deux prochaines semaines, on pourrait probablement assister à un essoufflement définitif de la maladie. Parallèlement à cette situation, l'arrivée de la période des fêtes ne devrait pas aider à contrôler cette éclosion.

La coqueluche est une maladie qui se manifeste de façon cyclique, les vagues revenant à des périodes de trois à cinq ans. L'explication quant à ces éclosions massives est difficile à expliquer. On sait toutefois que les enfants de moins d'un an doivent être tenus le plus possible à l'écart de cette maladie, car la coqueluche peut leur être mortelle.

«Le but en santé publique est d'empêcher les gens à risque d'attraper la coqueluche, rappelle la docteur Samson. Ce n'est pas intéressant, pour vous et moi, de tousser durant deux mois. Mais on n'en mourra pas. Les enfants de moins d'un an peuvent faire des arrêts respiratoires, des hémorragies cérébrales.»

Conseils d'usage

Les conseils de base sont toujours de mise quand vient le temps de limiter la propagation d'une maladie contagieuse. La coqueluche se transmet par les gouttelettes propulsées dans l'air lorsqu'une personne malade parle ou tousse. Si les gens sont malades, il vaut mieux déclarer forfait aux différentes réunions de famille. Une personne qui tousse depuis plus de deux semaines sans noter d'amélioration de sa situation devrait consulter un médecin.

La vaccination demeure un moyen très efficace de lutter contre la maladie.

Les trois régions où on retrouve le plus de cas de coqueluche

Mauricie-Centre-du-Québec: 289

Laurentides: 167

Capitale-Nationale: 47

Total au Québec: 706

Source: CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec

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