Une pensée pour les aînés de La Tuque

De jeunes Atikamekws, dont Maeva Morand Boivin et... (Audrey Tremblay)

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De jeunes Atikamekws, dont Maeva Morand Boivin et Lauralie Petiquay, se rendront à l'hôpital de La Tuque pour remettre des cartes aux résidents.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Depuis trois ans, le Centre d'amitié autochtone de La Tuque (CAALT) profite de la période des Fêtes pour rendre visite aux résidents du centre hospitalier de La Tuque. Le 16 décembre, la vingtaine de participants du projet iront distribuer eux-mêmes les cartes de Noël qu'ils ont confectionnées. Un maillage entre deux cultures et différentes générations qui fait du bien.

«Chez les autochtones, les aînés sont très respectés. Ils sont très importants dans une communauté et on se réfère souvent à eux. Cette activité vient toucher des valeurs autochtones, le lien intergénérationnel et le partage», affirme Christine Jean, directrice générale du CAALT.

Au fil des ans, celle qui dirige le projet a vu l'impact que l'activité avait non seulement sur les aînés, mais également sur les jeunes qui parfois sont hésitants.

«Il y a des jeunes qui ne voulaient rien savoir de faire des cartes. Ils disaient qu'ils ne connaissaient pas les gens qui allaient les recevoir», lance Laurianne Petiquay, animatrice des activités communautaires du CAALT.

Une d'entre elles a été particulièrement touchée il y a trois ans, après avoir accepté d'embarquer dans le projet. La jeune du Foyer Mamo, un centre de réadaptation pour les jeunes autochtones en difficulté, s'est d'ailleurs manifestée pour participer cette année.

«Elle a vu l'impact que ça avait sur les aînés. Son intervenante m'a téléphoné pour savoir si on faisait le projet cette année. On a décidé de le faire en collaboration avec le Foyer Mamo. [...] Il y a des jeunes qui sont vraiment touchés par la réaction des résidents là-bas. Ils s'aperçoivent qu'il y a des gens qui n'ont pas de visite et que c'est la seule carte qu'ils reçoivent. Il y a des aînés qui pleurent de joie et ça touche les jeunes», soutient Mme Petiquay.

Il y a certainement toutes les activités de création, mais l'exercice va plus loin. L'équipe du CAALT prend le soin d'expliquer les raisons de l'activité et à qui sont destinées les cartes de Noël. Des gens de la communauté se joignent également aux jeunes.

«La population autochtone est très jeune comparativement à la population latuquoise qui est vieillissante. Il y a un bon écart d'âge et c'est bon de rapprocher les deux. Je trouve que c'est une belle approche et le CIUSSS collabore avec nous», souligne Christine Jean.

«Des activités comme ça, ça aide aussi à faire diminuer les préjugés», assure-t-elle.

Les cartes ont été fabriquées dans les dernières semaines et c'est le 16 décembre qu'elles seront remises aux résidents.

«On s'installe et on crée. Les jeunes mettent de la musique et ils sont vraiment contents de les faire. Tellement qu'il y en a qui voudraient en faire aussi pour la Saint-Valentin! On va amener ceux qui veulent bien pour la distribution», a conclu Laurianne Petiquay.

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