Gaz à effet de serre: Shawinigan en avance sur son objectif

L'hôtel de ville de Shawinigan... (Sylvain Mayer)

Agrandir

L'hôtel de ville de Shawinigan

Sylvain Mayer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pendant que les leaders mondiaux tentent de trouver un consensus pour s'attaquer aux changements climatiques à Paris, la Ville de Shawinigan réussira sans peine à atteindre son objectif de réduire de 20 % l'émission de ses gaz à effet de serre entre 2008 et 2020.

Le 23 novembre, en assemblée extraordinaire, le conseil municipal a adopté son plan d'action, basé sur une étude de la firme Roche entreprise en 2011. Les données datent donc déjà de quelques années, mais elle rendent quand même un portrait des actions posées à Shawinigan pour réduire l'empreinte environnementale .

Ainsi, en 2008, Roche estimait que les activités de la Ville entraînaient des émissions de 5085 tonnes en équivalent de CO2, dont 46 % provenait de l'exploitation de bâtiments. Le parc des véhicules municipaux produisait 33 % de ces émissions et le traitement des eaux usées, 21 %.

Pour rencontrer son objectif de réduire ses rejets de 20 % d'ici 2020, la Ville doit donc trouver le moyen d'éliminer 1017 tonnes de son bilan. Au moment de l'étude, elle y était déjà presque entièrement parvenue.

En effet, Roche a calculé une réduction de 976 tonnes de CO2, principalement grâce à la centralisation des activités municipales dans un nombre de bâtiments plus restreint (économie de 897 tonnes) et l'élimination du mazout comme combustible de chauffage (69 t). L'acquisition d'une voiture électrique pour le service des loisirs et la mise en place d'un système de remplacement des ampoules extérieures au sodium par un éclairage à diode électroluminescente ont également contribué à cette réduction jusqu'à maintenant.

D'autres actions, non quantifiables cependant, ont été entreprises par la Ville au cours des dernières années. Il s'agit notamment d'une formation d'écoconduite aux employés pour minimiser les fortes accélérations et les freinages brusques, l'installation de GPS dans les véhicules pour maximiser les trajets employés et l'interdiction de laisser les moteurs des véhicules en marche lorsqu'ils sont immobilisés plus de deux minutes. À plus long terme, la Ville souhaite favoriser la construction de bâtiments verts et la mise en place d'un système de collecte des matières putrescibles pour réduire les émissions de méthane issues de l'enfouissement au site de Saint-Étienne-des-Grès.

François St-Onge, directeur des communications à la Ville de Shawinigan, souligne que le bilan des émissions a sans doute changé en 2015 et que d'autres réflexions ont été amorcées pour réduire l'empreinte environnementale.

«Ce plan d'action est intéressant, mais avec notre politique de développement durable, c'est quelque chose qu'on réactualise», commente-t-il. «L'adoption de ce rapport nous permet de conclure une enveloppe de subvention que nous avions déjà reçue. Ce plan nous permet de quantifier des choses, mais depuis ce temps, la Ville a fait beaucoup d'actions qui ont permis de réduire les GES à Shawinigan. L'éclairage est un bon exemple. Il y aurait une mise à jour intéressante à faire.»

Bilan collectif

Sur le plan collectif, les émissions produites à Shawinigan en 2008 étaient estimées par Roche à 217 883 tonnes de CO2 et la presque totalité d'entre elles étaient attribuables au transport. À noter cependant que l'impact industriel n'est pas comptabilisé dans ce volet.

M. St-Onge mentionne que des campagnes de sensibilisation sont mises de l'avant pour améliorer ce bilan, mais le résultat demeure très difficile à évaluer pour le moment. «À Shawinigan, comme dans le reste du Canada, la dépendance à la voiture et aux moyens de transport utilisant des combustibles fossiles influence grandement les émissions de GES», rappelle le rapport.

Parmi les initiatives de la Ville pour inciter les citoyens à améliorer leur bilan environnemental, notons le programme de subvention pour l'achat de composteurs domestiques initié en 2009, la construction de deux carrefours giratoires qui diminuent les embouteillages, la promotion des modes de transport alternatifs lors des événements spéciaux et l'installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques.

La Ville poursuit également ses actions pour améliorer son réseau cyclable et favoriser le transport en commun, en plus de sensibiliser les citoyens à l'écoconduite et à l'utilisation des stationnements périphériques au centre-ville, notamment celui de l'amphithéâtre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer