Sidaction Mauricie veut déconstruire les mythes

Christine Boisvert, Hélène Voyer et Jose Martinez de... (Olivier Croteau)

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Christine Boisvert, Hélène Voyer et Jose Martinez de Sidaction Mauricie montrent la campagne «Moi j'pense positif».

Olivier Croteau

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Audrey Tremblay

Collaboration spéciale

Le Nouvelliste

(La Tuque) Le 1er décembre prochain sera la Journée mondiale de la lutte contre le sida. Des activités de sensibilisation ont eu lieu un peu partout dans la région pour informer la population, mais surtout pour tenter d'enrayer la discrimination à l'endroit des personnes atteintes. En Mauricie, de La Tuque à Trois-Rivières, plus d'une centaine de personnes sont traitées pour le VIH.

«Ce n'est pas seulement une journée. On fait une semaine de prévention et d'activités de sensibilisation avant. On fait des kiosques d'information. On va dans différents endroits pour distribuer des rubans rouges, le fameux symbole de solidarité au VIH. On fait aussi des ateliers interactifs avec des groupes dans les écoles», affirme Christine Boisvert, intervenante et agente de communication chez Sidaction Mauricie.

Au Québec, il y a environ20 000 personnes qui vivent avec le VIH. Aujourd'hui, plus de35 millions de personnes sont séropositives dans le monde. Avec la journée mondiale, vient également la campagne de publicité. Depuis quelques années, la tendance de la campagne de promotion était tournée vers des individus qui s'affichaient séropositifs, cette année, le concept a été complètement changé.

«La campagne de cette année tente de faire comprendre aux gens que les moyens de transmission ne sont pas si simples que ça pour cesser la discrimination et la stigmatisation. Parmi les affiches, il y en a une, entre autres, où l'on voit une gang d'amis ensemble et qui dit on ne contracte pas le VIH par relation amicale. Il y en a une autre où l'on voit de jeunes mamans. C'est écrit que grâce aux traitements, c'estpossible d'avoir des enfants sans transmettre le VIH», expliqueMme Boisvert.

Cette dernière soutient que la population manque beaucoup d'information, ce qui a pour effet de nourrir les mythes. Sidaction Mauricie veut démystifier les moyens de transmission et les traitements.

«Même si on est en 2015, on le sait, et on l'entend, il y a encore des gens qui pensent que le VIH se transmet par la salive ou sur un bol de toilette. Il y a aussi beaucoup de gens à l'inverse qui pensent que ça se guérit et qu'il existe un vaccin alors que ce n'est pas le cas», note l'intervenante.

«Toutefois, la recherche a vraiment avancé pour la médication. Maintenant, les personnes qui vivent avec le VIH ont une espérance de vie très similaire à la nôtre. [...] Autrefois, il y avait un paquet d'effets secondaires. Ce n'est plus le cas aujourd'hui», ajoute-t-elle.

Évidemment, les intervenants ne veulent pas non plus que les gens banalisent la situation.

«On veut dire aux gens que ce n'est pas si facile à contracter, mais que si tu as un comportement à risque, oui, tu peux le contracter et que ça ne se guérit pas. Ce n'est pas drôle vivre avec le VIH», affirme Christine Boisvert.

Cette dernière est bien placée pour le constater puisque l'organisme Sidaction Mauricie, même si elle est une organisation de prévention, accompagne les personnes atteintes et les soutient dans leur cheminement du début à la fin.

Sidaction Mauricie estime que près de 50 % des personnes qui vivent avec le VIH en Mauricie font appel à leurs connaissances.

«On a tendance à juger rapidement. On ne va pas pointer quelqu'un qui est devenu paraplégique parce qu'il n'a pas attendu le feu vert et qu'il s'est fait frapper. Qui peut affirmer ne jamais avoir pris de risque? Personne.Le jugement est très facile, mais tout le monde en prend des risques», a conclu Mme Boisvert.

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