L'enquête préliminaire d'Olivier Charrière aura lieu en mars

C'est le 1er mars prochain que commencera l'enquête préliminaire d'Olivier... (Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste)

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Émilie O'Connor, Archives Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est le 1er mars prochain que commencera l'enquête préliminaire d'Olivier Charrière, cet homme de Nicolet soupçonné d'avoir fraudé et volé une trentaine d'agriculteurs pour un montant de plus de 800 000 $.

Au terme d'une conférence préparatoire qui s'est tenue lundi au palais de justice de Trois-Rivières, il a été convenu entre les parties que six jours d'audiences allaient être nécessaires. Les journées du 1er, 2, 3, 16, 17 et 18 mars ont donc été réservées. La procureure de la Couronne en charge du dossier, Me Catherine Roberge, a indiqué qu'au moins 15 témoins allaient être entendus.

L'enquête préliminaire est une étape des procédures judiciaires qui vise à déterminer si la preuve est suffisamment forte pour justifier la tenue d'un procès. Elle permet également à la défense d'évaluer la crédibilité des témoins.

Olivier Charrière a été formellement accusé de 64 chefs de fraudes et vols pour des crimes qui auraient été commis en 2008 et 2009. Il oeuvrait dans l'achat et la vente de grains tels que l'avoine, le soya, le maïs et l'orge. Selon les informations fournies par la Sûreté du Québec, il aurait ainsi entreposé des quantités importantes de grains dans des silos loués à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, pour ensuite le revendre sans le consentement des agriculteurs et sans les payer. Il aurait aussi acheté du grain à des fermiers sans jamais les payer ou en utilisant des chèques sans provisions.

Le prévenu a plaidé non coupable aux accusations portées contre lui lors de sa comparution en avril dernier. Il avait pu reprendre sa liberté mais sous conditions dont celles de verser une caution de 2000 $ avec dépôt, de garder la paix, d'avoir une bonne conduite et de ne pas quitter le Québec sauf pour exercer ses droits parentaux. Lors d'un entrevue accordée au Nouvelliste, il s'était dit complètement abasourdi par cette arrestation et affirmait que les policiers avaient commis une erreur en procédant à son arrestation puisque que les plaintes portées contre lui n'étaient plus à jour. Il disait avoir fait une faillite et avoir été libéré de celle-ci.

L'enquête qui a conduit à son arrestation a été effectuée par les Services d'enquêtes régionales de la Sûreté du Québec. Elle a commencé en 2009 à la suite du dépôt des premières plaintes.

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