Manifestation: l'UQTR emboîte le pas

L'Université du Québec à Trois-Rivières.... (Photo: François Gervais)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières.

Photo: François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ce sera au tour des employés de l'ensemble des universités québécoises à manifester, lundi, leur mécontentement face aux mesures d'austérité imposées par le gouvernement du Québec.

À l'UQTR, la communauté universitaire, incluant les gestionnaires qui ont été invités, se réuniront entre 10 h et 10 h 20 dans le hall d'entrée du pavillon Albert-Tessier.

On y trouvera les professeurs, les chargés de cours et les employés de soutien membres de l'Intersyndicale des personnels. S'ajouteront le personnel professionnel, le personnel administratif ainsi que l'Association générale des étudiants. Une trentaine d'organisations syndicales et étudiantes au Québec participeront simultanément à cette manifestation.

Même si le rassemblement ne durera que 20 minutes, le but est «d'envoyer un message civilisé à qui de droit pour remettre un peu les priorités à leur place», indique le porte-parole de l'Intersyndicale, Ismaïl Biskri.

Ce dernier, qui est aussi président du Syndicat des professeur(es), indique que les effets des mesures d'austérité sont bien senties dans les rangs des professeurs et chargés de cours.

On parle de rationalisation au niveau des cours, de non renouvellement du matériel pédagogique, «même les rétroprojecteurs ne fonctionnent plus correctement», dit-il.

S'ajoutent à cela des restrictions dans les cours. «Il y a des cours et des groupes qu'on est obligé de fusionner, des cours qu'on est obligé d'annuler, faute d'inscriptions suffisantes», illustre-t-il.

Il y a aussi des réflexions au niveau du financement de la recherche et des budgets de fonctionnement des département», ajoute-t-il.

On sait que l'UQTR tente d'éviter un déficit annoncé de 10 millions $ dans son prochain exercice financier.

Dans les circonstances, M. Biskri félicite le conseil d'administration de ne pas avoir accepté le projet d'une équipe de football universitaire.

Tout l'argent est important, en ce moment, fait-il valoir. «Avec 30 000 $, on peut faire fonctionner un groupe de recherche pendant un an», illustre-t-il.

Ismaïl Biskri rappelle que la totalité des coupes subies par les Universités au Québec est de 700 millions $.

«Il y a matière à réflexion», dit-il, si l'on considère que le gouvernement a récemment investi 1 milliard $ dans Bombardier. «On comprend que les priorités ne sont pas à la bonne place. S'il n'y a plus d'universités, il n'y aura plus personne pour travailler chez Bombardier», fait-il valoir. «Il y a une forme de raz-le-bol» dans les universités, dit-il.

«Il n'y a pas uniquement le financement de l'Université qui en souffre, mais aussi le financement de la recherche», explique-t-il. «Dans le meilleur des cas, le financement stagne et dans le pire des cas, il y a des coupes là-dedans aussi», indique-t-il.

«Cette année, de ce que j'ai entendu dire, toutes les universités vont avoir des déficits. C'est le plus beau des messages qui va être envoyé au gouvernement», estime le porte-parole de l'Intersyndicale.

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