Marc H. Plante réagit aux propos du président régional du PQ

Marc H. Plante se dit surpris de voir... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Marc H. Plante se dit surpris de voir le président régional lui demander «de sortir de son mutisme».

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Tout en respectant le travail effectué par l'aile mauricienne du Parti québécois concernant le projet d'oléoduc d'Énergie Est, Marc H. Plante se dit surpris de voir le président régional lui demander «de sortir de son mutisme».

Dans son édition de mercredi, Le Nouvelliste rapportait que selon Martin Beaudry, il est temps de connaître les intentions du gouvernement et des députés de la Mauricie. Il raconte que le député de Maskinongé, qui est aussi l'adjoint parlementaire du ministre de l'Environnement, David Heurtel, «ne peut plus rester silencieux».

«Le gouvernement a toujours la même vision. Le 18 novembre 2014, on a établi sept conditions quant au projet d'oléoduc. Le 8 juin 2015, le ministre Heurtel a confié un mandat au bureau des audiences publiques sur l'environnement concernant la portion québécoise du projet d'Énergie Est. Et aussitôt que l'Office national de l'énergie (ONE) aura redémarré son processus d'évaluation, on sera inscrit aux audiences et le rapport du BAPE doit être transmis 60 jours avant les plaidoiries à l'ONE», énumère le député libéral de Maskinongé.

La liste des conditions fixées par le gouvernement Couillard inclut l'acceptabilité sociale, la réalisation d'une étude environnementale sur le territoire québécois, le respect des hauts standards techniques pour la sécurité des citoyens et l'obligation d'engendrer des retombées fiscales. Selon M. Plante, si le projet d'oléoduc ne respecte pas les normes environnementales du Québec, il ne sera pas réalisé.

«Notre position a toujours été la même et on ne peut pas en avoir une meilleure. Il faut avoir confiance au BAPE, en nos structures. La journée où le BAPE rendra son rapport, on regardera ses conclusions. Tu ne peux pas avoir mieux que le BAPE pour évaluer un projet environnemental. C'est notre instance experte qui nous dit si on y va ou si on n'y va pas.

Moi, ce que je trouve étrange, c'est que durant la course à la chefferie du Parti québécois, l'actuel chef a dit : «Je pense que nous devrions considérer à s'asseoir avec eux (Énergie Est). Commençons à négocier sérieusement», déclare M. Plante, en faisant allusion à un discours prononcé par Pierre Karl Péladeau devant des étudiants de l'Université de Montréal en novembre 2014 et dont des extraits sont disponibles sur Youtube.

Comme le rapportait La Presse en juin, le chef du PQ a profité de la course à la direction du PQ pour parler de la possibilité que le gouvernement québécois négocie de meilleures redevances. Il avait aussi insisté sur l'importance pour les Québécois d'être consultés sur ce sujet.

Le chef du Parti québécois s'est toutefois rallié à la position de son caucus et a manifesté son opposition au projet d'oléoduc.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer