Trois-Rivières accueillera 70 réfugiés syriens

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Des réfugiés au large de la Grèce. Des bénévoles les aident à atteindre la côte.

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(Trois-Rivières) Québec confirme que Trois-Rivières accueillera près de 70 réfugiés syriens d'ici les trois prochains mois. Tous les intervenants s'entendent pour dire que tout est en place pour bien les accueillir et favoriser leur intégration.

«Trois-Rivières accueillera une trentaine de réfugiés en 2015 et une quarantaine au début de 2016», souligne en entrevue Jean-Denis Girard, le ministre délégué aux PME et ministre responsable de la région de la Mauricie. «Il s'agit d'une estimation, car ces chiffres pourront varier légèrement.» 

Le ministre Girard estime que Trois-Rivières a les organisations et les infrastructures nécessaires pour accueillir ces réfugiés dans les trois prochains mois. «Ce sont des cibles très réalistes. On peut à Trois-Rivières bien le faire et nous pouvons démontrer que nous sommes accueillants», ajoute le ministre et député de Trois-Rivières. «Nous devrions pouvoir les accueillir assez facilement. Ce sont des gens qui ont vécu des atrocités. On se doit de bien les accueillir. Je suis convaincu que la population va savoir se serrer les coudes pour faciliter leur intégration.» 

L'accueil des réfugiés se fera localement par le Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières. Le directeur général de l'organisme de Trois-Rivières, Ivan Suaza, se dit très heureux des objectifs élaborés par Québec.

«Ce sont de bonnes nouvelles. L'an dernier, nous avons reçu en trois semaines plus ou moins 45 réfugiés. Et ça s'est bien passé. Si on accueille 30 personnes cette année et 40 en début de 2016, ce n'est pas si difficile. Nous sommes prêts depuis longtemps à en accueillir plus que ça», note M. Suaza en indiquant par la même occasion qu'il participera jeudi à une rencontre à Montréal qui doit réunir tous les organismes chargés de l'accueil des réfugiés. 

Satisfait d'avoir enfin des données précises sur la question des réfugiés syriens, le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque affirme que sa communauté saura très bien accueillir et intégrer ces 70 personnes, dont plusieurs enfants. «C'est très raisonnable. C'était utopique de dire qu'on pouvait accueillir 200 personnes dans un si court délai», soutient le maire qui réitère que l'immigration est souhaitable pour le Québec et Trois-Rivières. «Trois-Rivières reçoit près de 85 réfugiés par année. On ne réinventera donc pas nos façons de faire.» 

Le SANA travaille de concert avec la Commission scolaire du Chemin-du-Roy qui s'occupera de la francisation des réfugiés ainsi que de l'éducation des enfants. «Nous avons des gens qui devront apprendre le français et des enfants qui devront aller à l'école. Le ministère de l'Éducation travaille avec les autres ministères sur cet aspect», affirme le ministre Girard en indiquant que plusieurs réfugiés ont des formations universitaires. «Ils vont pouvoir contribuer à l'économie de la région. Dans certains secteurs, nous avons des besoins de main-d'oeuvre.»

Par ailleurs, le SANA a déjà constitué une liste d'une centaine de bénévoles intéressés à accompagner les réfugiés et ainsi faciliter leur intégration. Une formation sur le jumelage entre des Trifluviens et des réfugiés aura par ailleurs lieu la semaine prochaine. De plus, l'organisme est à la recherche d'un local pouvant permettre d'entreposer notamment des vêtements d'hiver pour les prochains mois. Ivan Suaza avoue que le SANA n'a pas les moyens de louer des locaux, mais affirme qu'il s'agit d'une nécessité dans les circonstances actuelles.

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Jean-Denis Girard

Sylvain Mayer Le Nouvelliste

Le directeur général du SANA de Trois-Rivières, Ivan... (François Gervais) - image 2.1

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Le directeur général du SANA de Trois-Rivières, Ivan Suaza.

François Gervais

L'importance de la sécurité

Le ministre Girard assure de plus que toutes les enquêtes de sécurité seront effectuées avant que les réfugiés n'arrivent à Trois-Rivières. Celui-ci se fait rassurant devant la crainte d'une certaine partie de la population à l'égard de l'arrivée imminente de réfugiés. 

«Au niveau du gouvernement, ce dont on doit s'assurer, c'est la sécurité», note Jean-Denis Girard. «Il y a plusieurs vérifications de santé et de sécurité qui sont faites avant que les réfugiés prennent l'avion pour venir au Canada. Il y a de nouvelles vérifications qui vont se faire au Canada, avant d'envoyer ces gens-là dans les régions. Tous les ministères concernés travaillent ensemble pour s'assurer de la sécurité de la population.» 

Par ailleurs, Ivan Suaza ne croit pas que le nombre de réfugiés qui seront accueillis à Trois-Rivières nécessitera l'utilisation d'un site d'hébergement transitoire comme le Mont-Bénilde. Rappelons que l'administration de l'ancien pensionnat s'est montrée intéressée à accueillir des réfugiés. 

«Je ne crois pas que nous aurons besoin d'un site d'hébergement de transition. Ils vont arriver tranquillement. On ne connaît toutefois pas la composition familiale des réfugiés, mais on va réussir à trouver des logements à Trois-Rivières», soutient M. Suaza qui précise que plusieurs appartements potentiels ont déjà été trouvés. 

De son côté, le ministre Girard ne peut affirmer si oui ou non l'option du Mont-Bénilde sera retenue par les autorités gouvernementales.

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